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Articles

Affichage des articles du avril, 2014

La fanfare du Négus : Les Arméniens en Éthiopie (XIXe - XXe siècles)

"Combien de fois ai-je entendu dire que "les Arméniens étaient les plus proches des Éthiopiens". Que, contrairement à la plupart des Blancs en Éthiopie, ils n'étaient pas considérés comme des "étrangers ? A partir de l'exemple de la minuscule communauté arménienne et du non moins minuscule épisode de la création d'une fanfare de 40 orphelins rescapés du génocide de 1915, Boris Adjemian met en lumière le silencieux ouvrage d'un enracinement paradoxal, qui place les individus à mi-chemin du national et de l'étranger. En 1924, 40 enfants rescapés du génocide de 1915 sont recrutés par le ras Tâfâri, alors prince héritier et régent de l'Empire d'Ethiopie, pour former la fanfare officielle et c'est le chef d'orchestre de cette fanfare qui compose le premier hymne officiel du nouvel Etat. En focalisant sa recherche sur "la fanfare du négus", Adjemian nous fait comprendre le rôle surprenant joué par ces immigrants étrangers da…

Syrie : la vie, obstinément

Samedi 26 avril à 18 h 55 sur ARTE : Syrie : la vie, obstinément, reportage de Marcel Mettelsiefen et Anthony Wonke (GB, 2013).

"Alep, la grande ville du nord de la Syrie, était aussi autrefois l’une des plus prospères du pays. Elle est aujourd’hui ravagée et déchirée entre zones rebelles et quartiers tenus par le régime. Certains habitants ont décidé de rester et de se battre, vaille que vaille. Pour eux, pas question de fuir pour vivre ailleurs. Dans cette guerre d’usure, il règne une atmosphère surprenante : les habitants semblent s'être habitués à la guerre. La vie reprend ses droits au milieu des immeubles écroulés. Dans des bâtiments désertés, des écoles détruites ou fermées, ceux qui ont choisi de rester s'évertuent à maintenir une forme de vie quotidienne. De l’autre côté, malgré les combats et le chaos, les zones de la ville tenues par la rébellion syrienne retrouvent des airs de normalité. Entre écoles de fortune et comités de quartier, la cité s’organise, …

La citadelle d'Erbil : histoire et héritage

Le mardi 29 avril 2014 à 17 h, à la Maison des sciences de l'homme, vernissage et présentation de l'exposition :

La citadelle d'Erbil : histoire et héritageLa Fondation Maison des Sciences de l’Homme et la Haute Commission pour la réhabilitation de la Citadelle d’Erbil (HCECR), en partenariat avec l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo), et avec le soutien de la Représentation du Gouvernement régional du Kurdistan-Irak en France, organisent une exposition destinée à présenter la Citadelle d’Erbil.
Une exposition de photographies aura lieu, et le président du HCECR présentera quelques aspects de l’importance du site, ainsi que le projet de conservation et de réhabilitation mené en vue de sauvegarder le riche héritage de la Citadelle d’Erbil.

En secret

Mercredi 23 avril à 22 h 25 sur Ciné+ Club : En secret, de Maryam Keshawarz.

Atafeh et sa meilleure amie Shirin fréquentent les soirées branchées du Téhéran underground. Elles essayent de profiter au mieux de leur jeunesse quand Mehran, le frère et complice d’Atafeh, devient membre de la police des mœurs. Alors qu’il désapprouve sévèrement leur besoin de liberté, Mehran tombe amoureux de Shirin. Ses sentiments vont vite tourner à l’obsession et mettre à l’épreuve l’amitié des jeunes filles.

Il y a deux siècles : les chrétiens nestoriens, chaldéens et autres vus par nos consuls

"Le groupe le plus important de ces hérétiques étaient les Nestoriens, qui vivaient dans le nord du pays en contact permanent avec les Kurdes auxquels ils ressemblaient par certains traits. Voici ce qu'en écrit en 1880 notre représentant à Mossoul, M. Pognon : "Après avoir eu des partisans dans presque toute l'Asie et fleuri pendant plusieurs siècles, après avoir eu des écoles célèbres et des hommes illustres, cette secte est confinée de nos jours dans un coin de montagne du Kurdistan et dans quelques villages de la Perse. Elle se trouve dans une profonde ignorance et une indigence qui frise la misère au point qu'un grand nombre de ses enfants sont obligés de s'expatrier pour se répandre dans des pays lointains afin de gagner médiocrement leur vie à des travaux pénibles et peu lucratifs. Mais si les partisans de Nestorius ont perdu leur importance et leur science, ils ont gardé la bravoure et l'énergie du montagnard qui font leur force et qui leur permet…

Il y a deux siècles : les yézidis, shabaks et badjwans vus par nos consuls

"Mais une des sectes les plus étranges de ce pays est bien celle des Yézidis, ou adorateurs du diable, qui subsistent encore dans le nord du pays mais sont en voie de disparition. Bien qu'ils prétendent se rattacher à un certain cheikh Ali [sic] qui fut, croit-on savoir, un musulman très orthodoxe, ils pratiquent une sorte de manichéisme et rendent un culte à l'Esprit du mal, représenté sous la forme d'un paon ; on ne sait exactement d'ailleurs s'ils vénèrent en lui une divinité redoutable qu'il convient d'apaiser ou s'ils croient, comme certains spécialistes l'ont affirmé, que Dieu a pardonné au diable sa révolte et lui a rendu son range de chef de la milice céleste. Quoi qu'il en soit, nos représentants  à Mossoul se sont intéressés à eux et ont essayé de connaître leur doctrine. Mais les Yézidis sont méfiants et peu enclins aux confidences ; les cérémonies du culte se déroulent généralement la nuit et les étrangers n'y sont pas admi…

Il y a deux siècles : les Kurdes vus par nos consuls

"Ces farouches montagnards, de race et de langue indo-européennes, haïssent et méprisent les populations sémites de la plaine. Jusqu'aux premières années du XIXe siècle, ils avaient vécu quasi indépendants, à cheval sur la frontière turco-persane, n'obéissant qu'à leurs chefs de tribu. Vers 1830, le gouvernement ottoman résolut de les réduire et lança contre eux une véritable expédition qui les obligea à se soumettre : mais, au cours de la période qui nous occupe, ils se soulevèrent à plusieurs reprises, profitant des mauvais rapports qui régnaient alors entre Constantinople et Téhéran pour se réfugier en territoire persan lorsqu'ils étaient serrés de trop près. Redoutables dans leurs montagnes, ils étaient plus bandits que soldats et les généraux turcs en firent l'expérience lors de la guerre de Crimée. "Les Kurdes sont excellents pour assassiner et piller en s'embusquant derrière une roche dans quelque gorge de montagne", écrit alors M. Place,…

Bei den Kurdischen Juden : une expédition en 1933 chez les juifs de Sandor

Le journal juif de langue allemand, Jüdische Rundschau, était un hebdomadaire qui parut de 1902 en 1938 (date de son interdiction en Allemagne). C'était l'organe de presse de la Fédération sioniste d'Allemagne.
En 1935 (Nr 56. 12. VII. 1935) parut le compte-rendu d'une expédition organisée par l'université hébraïque de Jérusalem, qui partit en 1933, en Irak et au Kurdistan. Cette expédition avait reçu l'ordre de mission du gouvernement irakien d'étudier la situation des forêts au Kurdistan d'Irak afin que sur la base de cette enquête soit mise en place une loi forestière, qui n'existait pas alors. Le voyage se fit en voiture de Jérusalem via Amman, en traversant le désert arabo-syrien jusqu'à Bagdad, et de là vers Kirkuk. De Kirkuk, le voyage se fit en voiture ou à cheval à travers tout le Kurdistan. Après six semaines, commença le voyage de retour vers Bagdad et Damas. L'un des membres de cette expédition, le Dr Walter Schwarz, relata par …

My Sweet Pepper Land

De Hiner Saleem, sortie le 9 avril de My Sweet Pepper Land, avec Korkmaz Arslan, Golshifteh Farahani, Suat Usta.

Au carrefour de l’Iran, l’Irak et la Turquie, dans un village perdu, lieu de tous les trafics, Baran, officier de police fraîchement débarqué, va tenter de faire respecter la loi. Cet ancien combattant de l’indépendance kurde doit désormais lutter contre Aziz Aga, caïd local. Il fait la rencontre de Govend, l’institutrice du village, jeune femme aussi belle qu’insoumise...


Rapport d'Amnesty International : L'Irak et l'Iran, ces pays-champions de la peine de mort

Le rapport annuel de l’ONG Amnesty International sur la peine de mort dans le monde établit que l’Irak et l’Iran sont les deux pays 
« à l'origine d'une forte augmentation du nombre d'exécutions dans le monde en 2013, allant à l'encontre de la tendance mondiale à l’abolition de la peine de mort. Le nombre alarmant d'exécutions dans un groupe restreint de pays – principalement ces deux pays du Moyen-Orient – s'est traduit par près d'une centaine d'exécutions supplémentaires dans le monde par rapport à 2012, soit une augmentation de presque 15 %. »
Salil Shetty, le secrétaire général d'Amnesty International, qualifie même « le rythme quasi frénétique des exécutions dans certains pays comme l'Iran et l’Irak » de « scandaleux ». En effet, mis à part la Chine, dont le nombre des exécutions est classé comme « secret d’État » et qui, depuis 2009, échappe ainsi aux statistiques, la hausse significative des exécutions entre 2012 et 2013 est à imputer large…

2016 : Indépendance du Kurdistan d'Irak ?

Le 11 mars, alors que la Région du Kurdistan célébrait l’anniversaire du soulèvement de 1991, Massoud Barzani, qui avait, il y a quelques jours, assisté aux funérailles de 93 des siens, assassinés secrètement en 1983 par Saddam Hussein et dont on a retrouvé les charniers, a rappelé, dans son discours, qu’une génération nouvelle avait grandi au Kurdistan et n’acceptait aucune forme de dictature et d’occupation, et cherchait, au contraire, à assurer la liberté et le progrès dans son pays, après que des générations entières se soient sacrifiées pour cet objectif au Kurdistan.
Le président kurde visait bien évidemment le Premier ministre irakien qui tente de faire céder Erbil dans les âpres négociations sur la gestion des revenus pétroliers en coupant le salaire des fonctionnaires au Kurdistan.
Le 20 mars, après une intense médiation américaine, le Premier ministre de la Région du Kurdistan annonçait, en « geste de bonne volonté », être prêt à exporter 100 000 barils par jours vers l’Irak,…

Encerclé par les djihadistes de l'EIIL, le PYD accuse le régime syrien et se rapproche de l'ASL

Les attaques récurrentes de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) contre le « Rojava », et la stratégie d'encerclement des trois enclaves kurdes déclarées cantons autonomes par le PYD, ont poussé finalement la branche syrienne du PKK à une forme d’alliance (ou de trêve) avec l’Armée syrienne de libération, l’adversaire d’hier.
Le 19 mars, le commandement central des YPG a ainsi appelé tous les Kurdes à une « mobilisation générale » dans les trois cantons pour « protéger les valeurs de la démocratie et de la liberté et soutenir les YPG ». 
En plus des attaques contre les zones kurdes, le 21 mars, dans la province de Raqqa, où EIIL cherche à fonder son « État » et dont il occupe la capitale éponyme, près de 600 Kurdes ont fui leurs villages (Tell Akhdar, Tell Fandar et Tell Abyad), selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, en raison d’un ultimatum d’EIIL. Selon l’Observatoire, c’est près de 500 Kurdes qui seraient passés du côté de la frontière turque, ce qui fait pens…