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Articles

Affichage des articles du février, 2014

Le destin du peuple kurde au XXIe siècle et les perspectives

Samedi 22 février à 14 h : Rencontre-débat avec le célèbre sociologue turc Dr. Ismail Beşikçi, qui a passé 17 ans dans les prisons turques en raison de ses études universitaires sur les Kurdes et sa défense des droits du peuple kurde, effectuera une visite à Paris, à l’invitation de l’Institut kurde de Paris, pour notamment faire connaître les activités de sa fondation. 
À cette occasion il donnera une conférence :
Le destin du peuple kurdeau XXème siècle et les perspectives 
de 14h à 18h , la Salle de Fêtes de la Mairie du 10ème arrondissement 72 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris.

Programme :

14 h 00 Mot de bienvenue

14h10 : Présentation de la Fondation Beşikçi


14h30 : Introduction au débat par Hamit Bozarslan, professeur à l’EHESS

14h40-18h00 : Conférence du Dr. Beşikçi suivie d'un débat.

Entrée libre, mais pré-inscription obligatoire.

Soul Kitchen

Mercredi 19 février à 22 h 30 sur France 4 : Soul Kitchen, de Fatih Akin, Allemagne, 2009 :





Zinos, jeune restaurateur à Hambourg, traverse une mauvaise passe. Sa copine Nadine est partie s'installer à Shanghai, les clients de son restaurant, le Soul Kitchen, boudent la cuisine gastronomique de son nouveau chef, un talentueux caractériel, et il a des problèmes de dos ! Zinos décide de rejoindre Nadine en Chine, et confie son restaurant à son frère Illias, fraîchement sorti de prison. Ces deux décisions se révèlent désastreuses : Illias perd le restaurant au jeu contre un promoteur immobilier véreux, et Nadine a quelqu'un d'autre dans sa vie !
"Je voulais faire un film sur le sentiment d’être chez soi, qui n’a rien à voir avec la nationalité, le fait d’être allemand ou turc, ni même un endroit particulier : c’est un mode de vie, un état d’esprit." Fatih Akin.

Derrière la colline

Mercredi 19 février, à 20 h 45 sur Ciné+ Club.
Au pied de collines rocheuses, Faik mène une vie de fermier solitaire avec son métayer et sa femme. Quand arrivent de la ville son deuxième fils et ses petits-enfants, il les met en garde contre les nomades qui traversent la région. Tandis que se déroulent les vacances, la menace rôde, silencieuse et invisible." Ici, je parle de la Turquie dont le climat politique est basé sur ce même besoin de se créer un ennemi. Que ce soit les Kurdes ou un soi-disant complot international sans compter d’innombrables conflits internes. Chez nous, les débats ne peuvent jamais être raisonnables. Car les théories du complot sabrent les fondations de tout débat politique" Emin Alper.

Poulet aux prunes

Mardi 18 février à 22 h 20 sur Ciné+ Club.

Téhéran, 1958. Depuis que son violon tant aimé a été brisé, Nasser Ali Khan, un des plus célèbres musiciens de son époque, a perdu le goût de vivre. Ne trouvant aucun instrument digne de le remplacer, il décide de se mettre au lit et d'attendre la mort. En espérant qu'elle vienne, il s'enfonce dans de profondes rêveries aussi mélancoliques que joyeuse, qui, tout à la fois, le ramènent à sa jeunesse, le conduisent à parler à Azraël, l'ange de la mort, et nous révèlent l'avenir de ses enfants... Au fur et à mesure que s'assemblent les pièces de ce puzzle, apparaît le secret bouleversant de sa vie : une magnifique histoire d'amour qui a nourri son génie et sa musique...

Les chrétiens de Mésopotamie : histoire glorieuse et futur incertain

Vient de paraître, aux éditions L'Harmattan, Les chrétiens de Mésopotamie, d'Ephrem-Isa Yousif.

"Ce livre relate l’histoire des chrétiens de Mésopotamie pendant deux millénaires. Ceux-ci connurent des périodes fastes, et une expansion fabuleuse de leur Église jusqu’en Inde et en Chine. Cette dernière forma des personnalités de haut niveau qui marquèrent fortement leur époque. Mais ces chrétiens de Mésopotamie traversèrent aussi de sombres périodes. Ils subirent au cours des siècles les assauts de plusieurs vagues d’envahisseurs : les Sassanides, les Arabes, les Mongols, les Ottomans, et les Britanniques. Pendant la Première Guerre mondiale, ils endurèrent une vraie tragédie. Ils survécurent à tous ces conflits, et réussirent à se maintenir sur les terres de leurs ancêtres. Depuis la chute du régime de Saddam Hussein décidée par les Américains en 2003 et l’occupation de l’Irak, les chrétiens se sentent comme des citoyens de deuxième classe. Avec la montée de l’isla…

Soirée Hommage à Hrant Dink

Jeudi 13 février 2014  à 19h30 – salle des fêtes de la mairie du 10e, Paris.

Rencontre-débat et projection d’un court-métrage de Hüseyin KARABEY sur le discours de l’épouse de Hrant Dink lors des funérailles en 2007 à l’occasion du 7e anniversaire de la disparition de Hrant Dink.

Le patrimoine culturel en danger au Kurdistan

Samedi 8 février, à 16 heures, l'Institut kurde de Paris est heureux de vous inviter à une rencontre-débat dédiée à la préservation du patrimoine culturel au Kurdistan mis en danger par les nouveaux développements urbains.

Le Patrimoine culturel en danger au Kurdistan

Batman : culture, patrimoine, conflits et résistance 
Jonas Ramuz (EHESS, HEC Paris)
Dans le cadre du conflit opposant une partie de la population kurde à l’État turc à Batman, interroger la mise en oeuvre des politiques publiques de la culture et du patrimoine permet d’éclairer la réalité de la résistance complexe de la société locale.

Transformations urbaines au cœur de la ville d’Erbil. Un patrimoine sauvegardé, des patrimoines en danger
Nadia Ramchand Motwani (Master 2 en Histoire de l'Art et Archéologie à la Sorbonne-Paris I ; Master 2 Pro Patrimoines, Musées et Multimédia à Poitiers).
À l’aube de la nomination de la citadelle d’Erbil sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, la capitale du Kurdistan iraki…

Kawa Il Kurdo

Le crépuscule des Assad

Vendredi 7 février à 20 h 30 sur LCP - Assemblée nationale :  Le Crépuscule des Assad, documentaire de Christophe Ayad et Vincent de Cointet (Fr., 2010).
'Portrait du clan al-Assad et de sa longue emprise sur la Syrie. Une enquête subtile qui aide à comprendre les déchirements d'aujourd'hui. Lorsqu'il accède au pouvoir en juin 2000, Bachar al-Assad apparaît comme un homme gauche et sans charisme. Nombreux sont ceux qui le jugent inapte à succéder à son père Hafez. Mais par une série de manoeuvres et d'alliances, un perpétuel double-jeu vis-à-vis des puissances occidentales et une autorité féroce, l'ancien ophtalmologue s'est imposé dans son pays comme sur la scène internationale. Christophe Ayad et Vincent de Cointet, qui ont déjà signé pour ARTE un film sur le conflit du Darfour, reviennent ici sur le règne de Bachar et sur celui de son père, et montrent comment cette famille alaouite - courant minoritaire du chiisme - s'est accaparée le pays. Ponctué…

L'Art du savon d'Alep

Vendredi 7 février à 15 h 00 sur France Culture : L'Art du savon d'Alep, avec Françoise Cloarec, psychanalyste ; Cultures d'Islam, A. Meddeb.









L'Âme du savon d'Alep, de Françoise Cloarec, édition Noir sur Blanc La madeleine de Proust d'un Alépin en exil, c'est l'odeur du savon. Avec elle, il retrouve son enfance et, au-delà, le passé millénaire de sa ville et de ses traditions. La tragédie qui frappe aujourd'hui la Syrie, et notamment la ville d'Alep, est une raison de plus de vouloir faire connaître un peuple, sa culture et les savoir-faire qui occupent ses mains depuis des siècles. Le savon d'Alep, ce petit cube de matière lisse aux couleurs inimitables, nous ouvre les portes d'une civilisation : les caravansérails, la rencontre de l'Orient et de l'Occident, la tolérance religieuse, l'architecture des souks et des hammams, les richesses du désert. Huile d'olive, salicorne du désert, baie de laurier : chacun des ingrédien…

Le meilleur des jours

Vendredi 7 février à 14 h 55 sur France Culture : Le Meilleur des jours (Points), de Yassaman Montazami ; Le carnet du libraire, A. Trapenard.


"Après la mort de son père, Yassaman Montazami se réfugie dans l’écriture pour tenter de garder vive la mémoire de ce personnage hors norme. La drôlerie et la cocasserie des souvenirs atténuent peu à peu l’immense chagrin causé par sa perte. Né avant terme, condamné puis miraculé, l’enfant adulé par sa mère, qui jamais ne lui refusa rien, fut nommé Behrouz – en persan : « le meilleur des jours » –, un prénom prédestiné pour un futur idéaliste épris de justice et un pitre incapable de prendre la vie au sérieux. Envoyé en France pour y poursuivre des études qu’il n’achèvera jamais, il participe à sa manière aux événements révolutionnaires de 1979, au cours desquels l’Iran bascule de la monarchie à la République islamique, en faisant de son appartement parisien un refuge pour les Iraniens en exil. Leurs chassés-croisés entre Paris et Téhér…

Journée en l'honneur de Gilles Veinstein

Vendredi 7 février, amphithéâtre Maurice Halbwachs, 11 place Marcelin-Berthelot, 75005, Paris, Collège de France.

Matinée : 

9 h 30 : Introduction, avec Henry Laurens, Collège de France et Nathalie Clayer, CETOBAC.

Présidence : François Hartog, EHESS.

9 h 45 : À l'écoute des sources. L'enseignement de Gilles Veinstein à l'École des hautes études en sciences sociales ; Nicolas Vatin, CETOBAC-EPHE IVe Section.

10 h 15 : Les cours de Gilles Veinstein au Collège de France ; Olivier Bouquet, Université Paris 7.

Pause.

11 h 30 : Les travaux de Gilles Veinstein sur le Sud-Est européen ; Oliver Schmitt, Université de Vienne.

12 h 00 : Gilles Veinstein sur les Ottomans en territoire grec et insulaire ; Elizabeth Zachariadou, membre honoraire de l'Institut des études méditerranéennes, Rethymno.

Après-midi :

Présidence : Alexandre Popovic, CNRS

14 h 30 : Avec le souci du détail. L'apport de Gilles Veinstein avec l'État ottoman ; Colin Imber, professeur honoraire à l'Un…

Éconduit pour Genève II, le PYD fait les yeux doux à la Turquie

Peu d’observateurs politiques jugeaient que la conférence de Genève II avait des chances de mettre fin à la guerre syrienne, surtout lorsque le 7 janvier, alors que les invitations de l’ONU commençaient d’être envoyées, on apprit que l’Iran ne ferait pas partie des participants, à la satisfaction de la Coalition nationale syrienne ( qui menaçait, dans le cas contraire, de ne pas venir) et du Premier Ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan. 
Autre groupe non invité, les Kurdes du PYD, ceux du Conseil national kurde (CNK) y assistant comme membres de la Coalition. Le PKK syrien réclamait que les Kurdes soient représentés par une délégation « indépendante » mais n’a reçu pour cela ni l’accord des Nations Unies ni le soutien de la Russie, malgré une campagne médiatique et via les réseaux sociaux, notamment sur twitter, avec le hastag #KurdsMustBeInGeneva2, protestant contre le péril d’un nouveau « Traité de Lausanne », où l’idée d’un État kurde, envisagée dans le Traité de Sèvres (1920), ava…

Amadiyya sous le règne de Badr al Din Lu’lu (1211-1259)

Badr al Din Abu-l-Fada’il Lu’lu fut le mamluk (esclave) du dernier atabeg indépendant de la dynastie zengide à Mossoul,  Nur al Din Arslan Shah (1193-1211) qui, comme d'autres petits princes de Djezireh et de Haute-Mésopotamie tenta de s'émanciper de la tutelle ayyoubide à la mort de Saladin. Mais à Erbil, Gökburi, le beau-frère turc de Saladin, restait allié aux Ayyoubides et avec le neveu de Saladin, Al Malik Al Ashraf (fils d'Al 'Adil, qui s'imposa comme sultan d'Égypte à la place son frère), il battit Arslan Shah à Sinjar, en 1204. Arslan Shah donna alors sa sœur Turkan Khatun en mariage à Al -Malik al Ashraf en 1208-1209 et ainsi les territoires retombèrent peu à peu sous la main réunificatrice d’al Adil.
Mais quand al-Adil assiégea Jazirat Ibn Umar (Cizîr), tous les atabegs réalisèrent qu’Al Adil tentait d'avancer la suprématie ayyoubide là où Saladin n'avait jamais pu s'imposer : sur les terres des Zengides et du Kurdistan. Cela réconcilia un …

Soirée Asghar Farhadi

Mercredi 5 février   sur ARTE


à 20 h 50 : Une séparation, Asghar Farhadi Iran, 2010).

Synopsis : Lorsque sa femme le quitte, Nader engage une aide-soignante pour s'occuper de son père malade. Il ignore alors que la jeune femme est enceinte et a accepté ce travail sans l'accord de son mari, un homme psychologiquement instable…





à 22  h 50 : Il était une fois "Une séparation", documentaire d'Auberi Edler (France, 2013) :





 à 23 h 50  : La Fête du feu (Chaharshambe-soori), d'Asghar Farhadi.

Ce mardi est "Chahar shanbeh souri", une fête du feu plurimillénaire. Rouhi, une jeune aide-ménagère qui vit un bonheur complet et va bientôt se marier, est employée pour la journée chez un jeune couple. Elle découvre un foyer en pleine crise, dont la femme soupçonne son mari de la tromper avec une voisine...


Pétrole et budget : confusion et aigreur après les rencontres entre les Premiers ministres irakien et kurde

Au début de l’année, le Kurdistan d’Irak a commencé d’exporter son brut en Turquie via le nouveau pipe-line les reliant directement. Deux millions de barils doivent être vendus lors d’un appel d’offre, et le ministre kurde des Ressources naturelles a annoncé que 6 millions de barils seraient vendus en février et mars prochains. 
Le gouvernement irakien, sans surprise, a aussitôt fait part de son opposition à cette exportation qu’il qualifie d’illégale, puisque décidée sans son aval. Le ministre irakien du pétrole a fait part de son « profond regret et étonnement de cette violation flagrante de la constitution irakienne ». Comme toutes les fois que les Kurdes se passent du gouvernement central pour leurs accords avec des compagnies étrangères, l’Irak a menacé les sociétés qui traiteraient avec les Kurdes de poursuites judiciaires pour « contrebande ».
Cela semble peu effaroucher les investisseurs étrangers, comme l’a déclaré à l’agence Reuters Todd Kozel de Gulf Keystone : « Nous attendo…