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Affichage des articles du janvier, 2014

Les enjeux de la guerre en Syrie

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Samedi 1er février, à 9 h 07 sur France Culture : Avec Jean-Pierre Filiu, historien, spécialiste de l'Islam et Renaud Girard, correspondant de guerre et chroniqueur au Figaro ; Répliques, Alain Finkielkraut.





Présentation de l'éditeur 
La révolution syrienne a débuté en mars 2011. A la différence des précédents pays arabes, dont le dictateur a été chassé par des manifestations de rue, la Syrie de Bachar el Assad a connu une longue période de contestation du régime sans que celui-ci ne tombe, avant d’entrer dans une terrible guerre opposant la population civile aux milices du régime. Cette transformation de la dynamique révolutionnaire en Syrie est inhérente à un grand nombre de facteurs (dont le facteur temps, qui laisse la possibilité pour certaines forces contre-révolutionnaires de limiter le résultat d’une révolution déjà victorieuse) ; mais surtout elle traduit la spécificité de l’enjeu que constitue la Syrie, à la fois le « cœur de l’arabité », héritière d’une longue histo…

Vivre la paix et le dialogue entre chrétiens et musulmans au Kurdistan irakien

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Il nous faut du bonheur

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Lundi 3 février à 23 h 50, sur ARTE, documentaire d'Alexandre Sokourov et d'Alexei Jankowski  (France, 2010) : Il nous faut du bonheur ; collection "Usage du monde".


"Déchirée par l'histoire, la communauté kurde revit chaque année dans la fête de Norouz, un rite très ancien qui marque le solstice de printemps. Au centre du récit se trouvent les figures de deux femmes âgées vivant dans les montagnes du Kurdistan irakien, Khayal et Zvéta, à la tête de leurs grandes familles. La première a toujours vécu là, la deuxième y est venue pour suivre un homme qu’elle a perdu. Le réalisateur Alexandre Sokourov dit de l'une d'elles : "Jamais je n’avais encore vu une femme au destin si dramatique et confus, une femme dont l’âme inlassable, avide de savoir et pénétrante, n’a pu trouver le bonheur dans la vie qui lui a été donnée." Il entremêle leurs existences et les pensées d’un voyageur fictif, russe comme lui, auquel il prête son regard."
Voir un …

Maisons juives et synagogues d'Amadiyya.

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L'ethnologue Erich Brauer a dans son livre The Jews of Kurdistan (publié à titre posthume car il est mort en 1942, encore jeune, à 47 ans), restitué un tableau très riche et très complet de la vie quotidienne des juifs du Kurdistan entre les deux guerres mondiales. Il avait écrit, auparavant, une monographie sur les juifs du Yémen et il expose le contraste entre la vie des deux communautés (il apparaît que les juifs kurdes ne vivaient pas dans la même crainte qu'au Yémen).
Brauer enquêta auprès de juifs de Zakho, de Sine, d'Erbil, etc., mais Amadiyya fut une des villes qu'il a le mieux détaillées, où il ne s'est pourtant jamais rendu, tout son travail se fondant sur les informations, les souvenirs et les récits collectés auprès des premiers migrants du Kurdistan en Palestine sous mandat britannique.
Nombre de chapitres sur l'alimentation, le vêtement, l'activité économique, la vie familiale montrent peu de différences avec les Kurdes musulmans et chrétiens…

"Liberté pour Paolo, liberté pour tous les détenus en Syrie", Freedom for Abuna Paolo, freedom for all the detained in Syria

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La communauté Deir Maryam Al Adhra me fait parvenir ce message, à diffuser un peu partout :


Chers amis,

"Dieu est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte ?" (psaume 27, chant de la lumière du matin)  


Lemercredi 29 janvier 2014, cela fera six mois que Paolo dall'Oglio, fondateur de notre communauté, a été enlevé et qu'il est détenu quelque part en Syrie. Nous sommes comme l'une de ces innombrables familles syriennes ou irakiennes qui souffrent de la disparition d'un proche...
Des prières et rassemblements sont organisés dans plusieurs villes à cette date, pour dire que nous ne l'oublions pas, pour dire"liberté pour Paolo, liberté pour tous les détenus en Syrie". Nous porterons des portraits de Paolo et d'autres détenus, nous lirons des extraits de ses textes et nous partagerons l'espoir de le revoir bientôt parmi nous. L'esprit de l'événement n'est pas politique, mais solidaire et spirituel. Voici les rassemblements p…

Pétition du Centre Primo Levi : des soins pour les personnes victimes de torture

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À faire circuler et partager, le centre Primo Lévi a lancé en juin dernier une pétition pour que les victimes de tortures réfugiées en France puissent avoir accès à des soins adéquats :

En France plus de 125 000 personnes, réfugiées sur notre sol ont été victimes de torture ou de violence politique dans leur pays d’origine. Ces hommes, ces femmes, ces enfants originaires de Syrie, de République Démocratique du Congo, de Tchétchénie, de Tunisie…, ont vécu l’horreur : ils ont été torturés, violés, tabassés, humiliés, enfermés arbitrairement, témoins de scènes insupportables… Cherchant refuge et protection en France, ils doivent pouvoir recevoir des soins appropriés pour faire face aux blessures physiques et aux traumatismes psychiques causés par la torture, sans lesquels aucune reconstruction, aucun avenir n’est possible. Alors, si ce n'est pas déjà fait, signez la pétition !

Signer la pétition 

Halam Geldi (Ne me demande pas pardon)

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Sortie mercredi 22 janvier du film Halam Geldi (Ne me demande pas pardon) d'Errant Kozan.


Synopsis : Akincilar, un village, à la frontière entre la Turquie et Chypre. Des exilés   kurdes originaires de Diyarbakir, venus à cause d'une opération militaire en 1974, , tentent de vivre en bonne entente avec les locaux. Reyhan et Huriye craignent de subir le même sort que les jeunes filles de leur âge : dès le début de leur puberté, elles doivent quitter l'école et se marier avec un membre de leur famille. Né à Istanbul, Halil a dû venir vivre au village, après à la banqueroute familiale et pour venir en aide à son grand-père paralysé. Chacun, d'une façon différente, subit le poids de la tradition…
Lire la critique du Monde.


Deux contes juifs d'Amadiyya

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Deux tombes, celles que les juifs disaient être de Hazan David et de Hazan Yosef se voyaient encore dans les années 1930. C’était une ziyaret juive très célèbre attenante à la synagogue Navi Yehezqel.  Conte de Hazan Yosef et Hazan David :
Deux frères, Yosef et David, voyageaient comme derviches (il y avait des derviches juifs, qui allaient de ziyaret en ziyaret) et vinrent un  jour à Amadiyya.  Voyant la beauté de l’endroit, ils demandèrent au pacha la permission de s’y installer. Quand le pacha leur demanda à quelle tribu ils appartenaient, ils répondirent : « Nous sommes de la tribu de B’ne Israël. »   Mais le pacha était un ennemi des juifs et répondit : « Je n’ai pas de place pour vous ici. »  Alors les frères repartirent pour Bebade. Mais en chemin, ils usèrent de leurs pouvoirs magiques pour jeter un sort au pacha, de sorte que ce dernier tomba malade.  Dans sa détresse, le pacha envoya alors des cavaliers rattraper les frères, les priant de revenir et promettant d’accéder à le…

Guerre civile syrienne : impacts régionaux et perspective (3 et fin)

Le Dr. Ismaïl Beşikçi, sociologue turc militant de longue date de la cause kurde, invité pour la première fois en France, à l’occasion des 30 ans d’existence de l’Institut kurde de Paris, est intervenu pour conclure la journée. Voici la retranscription intégrale de son intervention :
« Chers amis, je vous salue tous avec respect. Nous parlons effectivement des problèmes en Syrie. Trois États sont concernés : la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar. On parle très souvent de ces trois pays, de la manière suivante : À partir du mois de mars 2011, les événements ont commencé en Syrie, et dès le début de ces événements, au Kurdistan du Sud-Ouest, les Kurdes ont commencé immédiatement à s’organiser pour se diriger eux-mêmes et ils ont pu avancer sensiblement dans à cette auto-gestion. Au mois de juin 2012, Assad avait commencé à retirer ses troupes de certaines aprties du Kurdistan syrien et les Kurdes, en tant que force organisée, ont commencé à prendre en charge la gestion de ce Kurdistan s…

Guerre civile syrienne : impacts régionaux et perspectives (2)

QUELLES PERSPECTIVES

La seconde table ronde était présidée par Kendal Nezan, président de l’Institut kurde de Paris. Elle portait sur les perspectives du conflit.

Résumé des interventions :
Joseph Bahout, professeur à Sciences-Po, a esquissé d’abord les effets de la crise syrienne sur le Liban, avant de passer aux perspectives politiques générale et à la conférence de Genève et de ce qu’on peut en attendre. Ce qui distingue le Liban des autres pays de la région c’est sa forte polarisation et le clivage sunnite-chiite qui existaient avant la crise syrienne et les printemps arabes, exacerbé avec l’assassinat de Rafic Hariri en 2005 (impliquant la Syrie), d’où part la ligne de faille libanaise, voire même dès les accords de Taef et la fin de la guerre libanaise, qui consacrait une tutelle syrienne. Trois dossiers font que le Liban a plus qu’un pied dans la crise syrienne et que cette crise est aussi la sienne : – la question des réfugiés : Le Liban a 3, 5 millions d’habitants avec entre 800 0…