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Affichage des articles du avril, 2010

Tol

Il ne faut pas s'enfuir…
Car l'ennui tue. Il tue bel et bien. Le chagrin et la colère ne tuent pas. Mais l'ennui tue. Il peut être passager, transitoire, innocent, compréhensible, mais il tue. Parce qu'il réclame des distractions, des vacances. Parce qu'il appelle de nouveaux visages, une foule joyeuse, des corps, des mots nouveaux. L'ennui est une invitation, il ouvre la porte. Le chagrin refuse ce qui ne le concerne pas, il isole. L'ennui délie, la colère dénoue. L'ennui, c'est tout un programme de détente, qui mène aux villas de vacances, aux breuvages édulcorés, aux plats coûteux. Le chagrin ressasse son deuil, la colère rabâche sans cesse : ne te laisse pas distraire, n'oublie pas, contente-toi de peu, reste où tu es. Tandis que l'ennui éparpille, fragmente et fait périr. Car il réclame des fêtes, des célébrations. Il parle de danser, de rire aux éclats, il vide chagrin et colère de leur substance. Le chagrin et la colère triomphent de l…

IRAK : UNE PÉRIODE POST-ÉLECTORALE INCERTAINE

Les élections législatives ont laissé dans l’embarras et la suspicion réciproque toute la classe politique irakienne, tant les résultats au coude à coude d’Iyad Allawi, le leader nationaliste « laïc » et de Nouri Maliki, le Premier Ministre sortant, de confession chiite, ne peuvent permettre d’envisager aisément la formation d ‘un nouveau gouvernement et d’un nouveau conseil de présidence sans concessions ni négociations de part et d’autre. La liste d’Allawi, Al-Iraqiyya, obtient en effet 25, 87 % soit 91 sièges, contre 25, 76% pour Maliki, 89 sièges, tandis que la liste de Jaffari, l’ancien Premier Ministre, chiite lui aussi, fait près de 19%. Mais elle regroupe des personnalités chiites peu favorables à Maliki, comme les partisans de Moqtada as-Sadr et le Conseil suprême de la Révolution islamique (CSRI).
Entre les blocs politico-confessionnels arabes, les Kurdes, jusque-là unis, pouvaient servir à la fois de tiers modérateur ou de « faiseurs de rois » comme on les appelait souvent…

Rapport d'Amnesty International pour l'Irak

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Amnesty International Royaume-Uni vient de publier un rapport sur les violences en Irak perpétrées contre la population civile, intitulé Civilians under Fire, qui est indéniablement plus sérieux que celui de Human Rights Watch et, en tout cas, ne se mêle pas d'ethnolinguistique. Il traite en premier lieu de l'Irak avec des ajouts à chaque fois pour la Région du Kurdistan et ce sont ces seules parties qui seront abordées ici.
Dans l'introduction faisant un tour d'horizon des violences subies par la population civile dans tout l'Irak, il est spécifié que la Région "semi-autonome" du Kurdistan, soit les gouvernorats de Duhok, Erbil et Sulaïmanieh, est beaucoup moins touchée par la violence que le reste du pays et que les autorités ont pris des mesures positives pour combattre la violence contre les femmes, même si ce combat doit être poursuivi et les mesures renforcées. Par contre, comme dans le reste de l'Irak, les deux partis au pouvoir sont accusés d&#…

IRAN : « LE PAYS ENTIER EST UNE PRISON POUR JOURNALISTES »

Condamnations et exécutions de prisonniers ne connaissent pas répit en Iran, visant tout particulièrement la communauté kurde, sans égard d’âge ou de sexe. Ainsi, le 2 avril, une mère de famille et ses deux enfants, âgés respectivement de 20 et 19 ont été condamnés à mort, la cour de Mahabad ayant estimé que cette famille « mettait en danger la sécurité de l’Iran ». Selon l’organisation Amnesty International, qui s’attend à une vague d’exécutions, ces sentences et leur application, sans commune mesure avec les faits reprochés aux accusés, sont en fait autant de signaux envoyés à la population du Kurdistan et à ses militants, d’une tolérance zéro du régime iranien envers tout mouvement d’émancipation des Kurdes.
Cette persécution systématique est confirmée par Human Rights Watch, qui a récemment publié un rapport dans lequel il note, lui aussi, une répression très lourde exercée contre les minorités d’Iran, et particulièrement les Kurdes, s’ajoutant à de nombreuses discriminations, ta…

"La légère tristesse de tuer une souris"

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Elle éteint son ordinateur portable. Ça ira, je ne vais sûrement pas pondre le chef-d'œuvre du siècle ! Les communications que présenteront les autres ne seront pour la plupart qu'une soupe inconsistante. Ces femmes et ces hommes pédants et sûrs d'eux-mêmes donnent l'impression de venir en touristes, presque les mains dans les poches. Hormis deux ou trois brillants scientifiques, la majorité ne sort pas de visions superficielles et stéréotypées. Avec notre complexe d'infériorité envers l'Occident, nous leur donnons plus d'importance qu'ils n'en ont. Et eux, avec leur arrogance d'Occidentaux, ils m'observent avec curiosité en se disant : "Voyons donc ce que racontera cette Turque." En réalité, ils accordent moins d'importance au contenu de ma communication qu'à ma tenue vestimentaire, au fait que je ne sois pas voilée et à la qualité de mon anglais.
Ce qui agaçait le plus Elif dans ce type de réunions scientifiques internatio…

RAPPORT D’AMNESTY INTERNATIONAL SUR LE KURDISTAN IRAKIEN

Amnesty International Royaume-Uni a publié ce mois-ci un rapport sur les violences en Irak perpétrées contre la population civile, intitulé Civilians under Fire, traitant en premier lieu de l'Irak mais avec des parties adjacentes concernant la Région du Kurdistan, étudiée à part.
Dans le tour d'horizon macabre des violences subies par la population civile irakienne dans son ensemble, il est ainsi spécifié que la Région « semi-autonome » du Kurdistan, soit les gouvernorats de Duhok, Erbil et Sulaïmanieh, « est beaucoup moins touchée par la violence que le reste du pays » et que « les autorités ont pris des mesures positives pour combattre la violence contre les femmes, même si ce combat doit être poursuivi et les mesures renforcées ». Par contre, comme dans le reste de l'Irak, les deux partis au pouvoir sont accusés d'agressions contre des journalistes et des militants de l'opposition.
Les violences exercées contre les femmes au Kurdistan sont le fait des familles …

conférence

Jeudi 29 avril de 9h30 à 12h30 :
De l’histoire urbaine aux questions d’épistémologie : des khitat aux documents de waqf, quelles histoires pour le monde musulman médiéval ?
Par Sylvie Denoix , directrice de recherche au CNRS, directrice des études, Institut Français d’Archéologie Orientale – Le Caire

Institut des Sciences de l'Homme, 14 avenue Berthelot, Lyon 7e, salle Marc Bloch.

"Qui a tiré la balle qui m'a blessé ?"

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L'ennemi : un fantôme sans nom, sans âme, sans corps et sans visage, une idée... Il ne peut se résoudre à qualifier les soldats d'"ennemis". Mon cousin Mamudo – lui aussi a hérité du nom de notre arrière-grand-père Mahmut – mon homonyme, mon frère d'âme est à l'armée, et moi je suis ici. Pareil dans la famille Zaho : Hıdır est à l'armée et son cousin dans la guérilla. C'est la raison pour laquelle son cœur tressaillait chaque fois qu'il tirait une balle ou rechargeait le barillet – surtout les premiers temps. Fallait-il employer le terme "ennemis" pour les keko, les frangins ? Naturellement, il le fallait. Dès lors que tu t'habitues à prononcer ce mot, ceux que tu catalogues comme "ennemis" finissent par le devenir pour de bon. À force de le répéter, tu finis par t'en convaincre. Tu tireras sur ceux que tu qualifies d'ennemis, tu les blesseras, tu prendras ta revanche, tu deviendras un bon guerrier, tu seras un héro…

La prière de Jésus

Petit traité intéressant qui montre que la pratique du dhkir avait lieu aussi dans certains courants chrétiens (peut-être les soufis ont-ils été justement influencés par les pratiques chrétiennes ou bien les deux ascèses ont une dette envers les techniques de méditation et de respiration d'Inde ou d'Extrême-Orient). En même temps, le traité ne se pose pas la question de savoir si c'est le nom lui-même qui procure l'extase (puisque l'auteur est un moine, je suppose que pour lui la question ne se posait pas, justement) ou si c'est tout simplement la pratique assidue de la récitation. Après tout, si l'on tirait un mot au hasard d'un dictionnaire, et que l'on récite de la même façon durant des mois, des années, le mot "camion", "poireau", "montagne", qu'arriverait-il, pour peu que l'adepte s'imagine qu'à force il en sortira quelque chose ?
Cela me rappelle une nouvelle kurde (était-ce de Pîremerd, ou d'un…

Abdel Halim Hafez

radio : Murat Uyurkulak

Dimanche 25 avril à 14h05 sur France Inter : Murat Uyurkulak pour Tol (Galaade) ; Cosmopolitaine, P. Jacques.


"Dis, Maman, est-ce avec de petites balles qu'on tue les enfants ?"

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La femme est de petite taille, replète, relativement âgée. Elle doit avoir plus de soixante-dix ans. Elle porte un vieux pantalon clair s'arrêtant au-dessous des genoux – un bermuda ? Comment appelle-t-on cela ? –, un vieux chapeau de paille à large bord garni d'un ruban vert et des gants blancs... Ce doit être une enseignante à la retraite installée à Bodrum ou la femme d'un vieux bureaucrate passant la moitié de l'année dans les cités balnéaires. Elle lui rappelle un peu sa mère. Quand elles ne jouent pas aux cartes, ces dames font de la peinture sur soie, des batiks et du dessin. Elles s'entichent aussi d'art et de littérature. La plupart d'entre elles sont élitistes, pédantes, pontifiantes et insupportables. Des femmes qui tiennent leurs convictions personnelles pour une vérité absolue, qui commencent à parler en disant "Nous, qui sommes les filles de la génération républicaine", qui se transforment en taureaux devant lesquels on agite un chif…

Seyfo : l'Élimination

Pour commémorer le 95e anniversaire du génocide des chrétiens syriaques en 1915, dimanche 25 avril à 16 heures, à l’Institut Assyrien de Belgique projection du documentaire :
Seyfo l’Élimination un documentaire de Robert Alaux et Nahro Beth-Kinne
Syriaques, Assyriens et Chaldéens étaient porteurs des plus anciennes traditions du Christianisme. Leur langue était l'Araméen et ils vivaient dans l'est de l'Empire Ottoman. Ce film raconte l'histoire du génocide qui les frappa entre 1915 et 1918, et la fuite des survivants tout au long du XXe siècle. Ils ont aujourd'hui presque disparu du sud-est turc où ils étaient enracinés depuis des siècles. La projection sera suivie d’un débat avec le journaliste Dogan Ozguden.
Institut Assyrien de Belgique, rue Bara, 152 - Bruxelles 1070.

Le dieu victime : Jésus

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El Greco, 1585-90, Rijksmuseum, Amsterdam

Dans les Evangiles, l'enseignement de Jésus et la Passion constituent donc le développement rigoureux d'une logique paradoxale. Tout ce qui rend un être divin aux yeux des hommes, le pouvoir de séduire ou de contraindre, l'aptitude à s'imposer irrésistiblement, Jésus n'en veut pas.
J'ai toujours préféré ce sens-là donné à la crucifixion à ces histoires si facilement nauséabondes de sang versé pour le rachat, de sacrifice essentiel, nécessaire, comme un message de mort : Il n'était pas venu sur terre pour mourir, mais si cela ne pouvait être évité, alors il irait jusqu'au bout, "pour la Vérité" ; ce qui rend plus cohérente la prière du jardin des Oliviers : "s'il faut en passer par là" mais seulement s'il n'y a pas d'autre moyen.
On dirait qu'il veut tout le contraire. En réalité, il ne désire pas l'échec mais ne s'y dérobera pas si seul ce moyen lui permet de rester f…

Parution : Tol, Murat Uyurkulak

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Avec la Saison de la Turquie, les parutions-traductions s'enchaînent. Cette fois, il s'agit de Tol, de Murat Uyurkulak, aux éditions Galaade, traduit par Jean Descat.
À lire aussi, sur le site Bersiv, la traduction d'une interview très intéressante de l'auteur, un des rares écrivains turcs qui semblent connaître vraiment les Kurdes autrement que de loin et de l'Ouest :




« Autrefois, la révolution était une fort séduisante possibilité. Je me rappelle ces jeunes civils regardant avec curiosité les somptueuses résidences. Ces êtres rachitiques arpentant les larges avenues, ces femmes en noir mangeant des mûres, ces bouches desséchées proférant des mots implacables… La bouche de ma mère était affreusement mutilée. Lorsque je trouvais la force de la regarder sans terreur, elle ouvrait cette bouche, au milieu de son visage tout couvert de cicatrices, et répétait toujours la même chose : “Ils nous ont baisés et ils baiseront aussi nos enfants. Tout ce qu’il y a en eux d’hist…

Le dieu des victimes : le Paraclet

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Pieter Brueghel l'Aîné, 1564, Kunsthistoriche Museum, Vienne


Et donc voilà qu'arrive en bout d'histoire le champion des victimes, celui qui en même temps répond enfin à Job, sur cette question du juste châtiment, en disant qu'il n'y a pas de réponse appropriée à une question mal posée :
Lorsque Job montre que la justice ne règne pas dans le monde, lorsqu'il dit que la rétribution au sens d'Eliphaz n'existe pas pour la plupart des hommes, il croit s'en prendre à l'idée même de Dieu. Mais Jésus, dans les Evangiles, fait siennes très explicitement toutes les critiques de Job contre la rétribution. Et il n'aboutit visiblement pas à l'athéisme.
À ce moment survinrent des gens qui lui rapportèrent l'affaire des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang à celui de leurs sacrifices. Il leur répondit : "Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens pour avoir subi un tel sort ? Non, je vous le di…

Oya Baydar : Parole perdue

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Présentation de l'éditeur Une nuit dans la gare routière d’Ankara, Ömer Eren, écrivain célèbre en panne d’inspiration, est témoin d’une fusillade. Ce drame décide Ömer à prendre la route vers l’Ouest, vers cette Anatolie, où dix-huit ans plus tôt, il exerçait son âme militante. Il espère y trouver le sens de ce qu’il cherche à exprimer depuis si longtemps et qui ne cesse de le fuir : le mot perdu.
Elif, son épouse, une scientifique de renom, s’apprête quant à elle à rejoindre le Danemark pour un congrès, mais surtout pour tenter de renouer des liens avec leur fils unique, Deniz, exilé en Norvège depuis la mort de sa femme, d’origine norvégienne, victime d’un attentat à Istanbul.
Que ce soit sur les routes anatoliennes, à Istanbul ou en Norvège, les souffrances et les destructions engendrées par la guerre sont encore palpables. Tragédie d’un peuple et tragédies individuelles se mêlent ainsi dans ce roman sensible et humaniste, où Oya Baydar ausculte avec une rare acuité les relations …

TV, radio : Our, Chrétiens d'orient, Saddam

TV
Vendredi 23 avril à 20h36 sur la chaîne Histoire : Les jardins de Babel : Our. (1/4), documentaire de Serges Tignères et Ken Matsumoto, 2001. Civilisations.
Radio
Dimanche 18 avril à 8h00 : Le Nouveau Défi des chrétiens d'Orient. D'Istanbul à Bagdad; Sébastien de Courtois (Lattès) ; Foi et tradition, Jean-Pierre Enkiri.

Mardi 20 avril à 7h30 sur radio Notre-Dame : Geneviève Moll, journaliste, pour sa préface de Saddam. Les secrets d'une mise à mort livrés par son avocat, Khalil Al-Doulaïmi (Sand). Le Grand Témoin, L. Daufresne.

Complot internationalo-islandais contre les Kurdes

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En raison de l'annulation des vols, Abdullah Keskin se trouve retenu en Turquie non en raison des autorités mais par la faute des Islandais qui balancent leur poubelle un peu partout dans le ciel européen. La conférence est donc reportée au samedi 24 avril, même heure.

Par contre l'exposition est, elle, accrochée et visible à l'Institut, les dessins n'ayant pas eu à prendre l'avion.

Samedi 17 avril 24 avril à 16h, à l'occasion de la parution des 40 premiers numéros de la revue Kurmancî (avec un glossaire kurde-anglais-français-turc et des index français-kurde, anglais-kurde et turc-kurde), une rencontre-débat aura lieu avec l'éditeur Abdullah Keskin (Avesta) à l'Institut kurde de Paris.
Abdullah Keskin présentera également sa nouvelle collection de livres pour enfants., dont une traduction en kurde du poème d'Éluard "Liberté", illustrée par l'artiste Ziya Aydin, dont les dessins seront exposés une semaine à l'Institut kurde.


Institut …

Min dît : J'ai vu.

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Cette semaine, à Malatya, Evrim Alataş, co-scénariste du film Min dît, a été inhumée après avoir succombé à un cancer du poumon. Kurde et alévie, Evrim Alataş était également journaliste et avait débuté en 1994 au quotidien Yeni Politika. Elle avait, par la suite, travaillé pour plusieurs quotidiens, Evrensel, Birgün, le supplément de Radikal, Radikal İki, ou bien Demokrasi et Özgür Bakış, en tant que reporter ou éditorialiste. Elle était également auteur de nouvelles.

Min dît venant tout juste de sortir en Turquie, son réalisateur, le kurde Miraz Bezar a été interviewé par le journal Zaman, édition du Dimanche.
Vous avez tourné le premier film kurde en Turquie, et vous traitez d'un sujet politique. Ne craignez-vous pas qu'il y ait des critiques ?
Si je m'étais uniquement préoccupé de buiseness ou de faire carrière comme certains de mes collègues, j'aurais tenté de me faire une place sur le marché en tournant d'autres films. Mais il y a certains problèmes qui me frapp…

La Croix : Reportage

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(Photos : Claire Lesegretain/La Croix).

Sur le site de la Croix, reportage sur le Kurdistan d'Irak, avec Monseigneur Rabban et son lycée en vedette.

La population de Cilicie

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Le XIXe siècle connut aussi une forte croissance des populations kurdes en Cilicie. Pour des considérations d'ordre économique et en quête de stabilité, des Kurdes abandonnaient les provinces orientales de l'Empire pour venir s'établir dans des territoires situés plus à l'ouest. Au début, ils étaient formés de tribus nomades, arrivant en Cilicie après de longues pérégrinations. Mais, au fil du temps, ils s'y sédentarisèrent et choisirent notamment comme lieu de résidence la plaine d'Osmanié, la région de Sis-Kozan et quelques villages de la plaine d'Adana. En peu de temps, les Kurdes constituèrent la population la plus nombreuse du Djebet Bereket et de ses environs. Si bien que ce massif montagneux situé à l'est, parallèle à l'Amanus, commença à être désigné comme le Kurd Dagh. La plupart des Kurdes du Djebel Bereket étaient de confession alévi, plus communément appelée Kizilbach.(…)Bien que datant de l'avant-guerre, les chiffres de l'Annuai…