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Le syriaque, langue d'Abraham, des soufis et des Anges


À signaler sur le Cercle catholique syriaque, un article en ligne, passionnant, de Françoise Briquel-Chatonnet, initialement publié dans les actes du colloque Dialogue des religions d’Abraham pour la tolérance et la paix, Tunis 8-10 décembre 2004, Tunis, université Al-Manar : Abraham chez les auteurs syriaques : une figure du croyant pour des chrétiens en monde musulman.

Il s'agit d'une étude de la figure d'Abraham telle que l'ont vue, développée et commentée les chrétiens syriaques, d'abord en la distinguant du judaïsme et puis de l'islam, comme l'introduit l'auteur elle-même :

Les chrétiens syriaques ont produit une abondante littérature très ancrée dans le patrimoine biblique dont ils étaient nourris. C’est pourquoi, invitée à m’intéresser à Abraham en tant que figure de la tolérance dans les trois religions monothéistes, j’ai souhaité partir de cette littérature qui se révèle de grand intérêt.
Comme cette littérature spirituelle ou mystique syriaque n'est pas facilement accessible en traduction (ou alors à prix d'or !) on apprécie les nombreuses citations, commentaires et références sur des textes souvent très poétiques, avec aussi de belles trouvailles chez certains penseurs. J'ai particulièrement adoré l'explication du poète Narsaï sur 'Pourquoi les Anges ont joué à cache-cache si longtemps avec les hommes' :

La question posée, qui redoublera d’acuité dans la polémique avec les musulmans, est de savoir pourquoi Dieu a attendu si longtemps, après la création du monde, pour révéler aux hommes qu’il existe des anges et pourquoi la première révélation a été faite à une servante. A la première question, la réponse de Narsaï est que Dieu a fait connaître aux hommes l’existence des anges seulement à l’époque d’Abraham, parce qu’il craignait que les hommes plus anciens risquent de les adorer, à une époque où il ne s’était pas encore fait connaître comme un Dieu unique.


Abraham et les trois anges,
Geerbrand van den Eeckhout, 1656,
musée de l'Hermitage, Saint-Petersbourg
191-194 : « Il vit que leur gloire était plus glorieuse que celle de tout ce qu’il avait créé, et que, si elle était visible, les hommes seraient égarés par sa gloire. Il considérait l’erreur qui sera en eux, avant qu’ils n’existent, Et d’avance il la tut, par le silence qu’il fit sur leur création ».

Autre revendication assez amusante face aux juifs – qui va donner des idées aux nationalistes d'aujourd'hui, ou bien ils vont jaunir de ne pas l'avoir eue d'eux-mêmes –, l'idée du syriaque, première langue de l'humanité avant l'hébreux, qui ne serait, lui qu'un abâtardissement du syriaque, parlé avant la dispersion de Babel, par exemple sous la plume le calame de Théodore bar Koni.

Thèse d'ailleurs reprise par les musulmans, qui ne niaient pas l'antériorité terrestre du syriaque par rapport à l'arabe, et qui ont ainsi avancé qu'effectivement Adam, une fois incarné, s'est mis à parler syriaque, alors que l'arabe étant la langue du Paradis et de la révélation, l'Adam-archétype de l'humanité, lui, devait logiquement le parler. En tout cas tout cela tourne toujours autour de la déchirure de Babel, comme cela est rappelé dans cet autre article :

Quand la polyphonie contamine l’Europe, on recommence à méditer l’épisode de la confusio linguarum [la confusion des langues] en cherchant à guérir la blessure de la Tour de Babel par la reconstruction de la langue d’Adam. Si beaucoup de peuples de culture monothéiste ont prétendu que leur langue était la langue originaire de l’humanité, les musulmans sont plus nuancés à ce sujet. Ils reconnaissent qu’au départ Adam parlait l’arabe au paradis ; mais après la descente, il parla le syriaque (langue qui n’a rien à voir avec l’actuelle langue syriaque). Par contre, l’arabe possède l’avantage d’être une langue sacrée puisqu’elle a servi à porter la Parole coranique.
Si l’arabe n’est pas la langue des débuts humains ni celle de la faute adamique, elle est en revanche la langue du paradis, c’est-à-dire de l’éternité béatifique. Notons que le texte qui a été à l’origine du débat sur la confusion des langues en Occident est [dans l’Ancien Testament] Genèse, 10 et 11. En Islam, le verset 31 de la Sourate ’La Vache’ nous renseigne sur la question et fonde, par la même occasion, le débat sur les noms.

Si l'on part de ce schéma musulman, l'arabe serait donc la langue pré-historique, d'avant la naissance de l'humanité en son corps. Quand les âmes furent créées d'un coup, c'est en arabe que leur fut posée par Dieu la question primordiale de l'allégance : "Ne suis-je pas votre Seigneur ?" (alastu bi rabbikum); tandis que le syriaque serait la langue originelle historique, celle qu'Adam se met à parler dans son corps humain, au Paradis terrestre ; on retrouve chez chrétiens et musulmans cette même idée d'oubli et de langue retrouvée avec le retour de la 'vraie' religion, soit le syriaque revenant supplanter l'hébreux avec le christianisme (version syriaque), soit l'arabe revenant s'imposer devant le syriaque et l'hébreux avec la révélation coranique.

Nonobstant cela, le syriaque ne disparaît pas tout à fait de la spiritualité musulmane, car les soufis, parfois atteints de glossolalie comme cela arrive chez pas mal de mystiques en extase, se mettent à parler syriaque, comme le rappelle Pierre Lory dans son étude sur les Anges (encore eux) en islam, car le 'syriaque' tel que l'entendent les soufis, serait, cette fois, la langue des Anges :

A un niveau plus terrestre, il arrive que des soufis à l’état de transe sacrée se mettent à parler dans des ‘langues’ inconnues ; les énonciations de ces glossolalies sont appelées ‘syriaque’ (suryâniyya), mais ne correspondent pas du tout au parler araméen désigné ordinairement par ce terme. Pour les soufis, il s’agit de la langue des anges. Non pas d’un idiome particulier qui serait utilisé par le peuple des anges, mais l’effet, la trace de leur présence – eux qui sont parole en eux-mêmes – dans l’âme des extatiques.
Un autre passage intéressant dans l'article de Françoise Briquel-Chatonnet est cette question qui a bien été le point de départ du christianisme dès Paul, et peut-être dès la prédication de Jésus quand il dit à la Cananéenne n'être là que pour les brebis perdues d'Israël (Math. XV, 21-28), c'est-à-dire la question de la filiation adoptive chez les chrétiens. On présente parfois cela comme un complexe de bâtardise, les païens, les prosélytes, les craignant-Dieu se raccrochant soudain à un Messie qui n'était ni de leur peuple ni de leur religion et qui ne les aurait peut-être même pas 'reconnus' de son vivant. Les musulmans, par Ismaël, se sont trouvés une filiation charnelle avec Abraham, en plus de l'idée d'une religion non pas nouvelle par rapport au judaïsme et au christianisme, mais antérieure et rétablie.

Mais les chrétiens, finalement, qu'ils soient du Moyen-Orient ou d'Outre-Mer comme on appelait l'Europe dans la Syrie médiévale, ne se sont pas tellement accrochés à une généalogie selon la chair. Ils ne se sont pas cherché d'ancêtres dans les innombrables figures de la Bible et les Syriaques ont même rejetés vigoureusement toute parentèle avec les juifs, que leur imputaient parfois les musulmans, revendiquant ainsi, que ce soit par rapport à Abraham ou au Christ, une filiation totalement spirituelle, comme il est dit dans le Livre des témoignages :


27 : « Si les juifs rebelles ou les Arabes te disent “le père des juifs est Abraham et le père des païens est Ismaël, fils d'Abraham, et vous, Syriens chrétiens s'il vous est dit ‘Qui est votre père ?’” dites-leur ainsi : “Nous, chrétiens, sommes le peuple choisi parmi les peuples, la tribu sacerdotale pour le royaume du ciel selon ce que tous les prophètes ont prophétisé et dit, que Dieu voulut choisir à la fin des temps parmi les peuples, un peuple pour son nom saint. Nous croyons et nous confessons son fils Notre Seigneur Jésus-Christ et nous sommes les fils de la promesse d'Abraham, les fils du baptême saint... Ceux qui croient en Notre Seigneur Jésus-Christ, ceux-là sont les fils d'Abraham, fils de la promesse”. »

§ 29 : « ( Dieu ) a choisi le peuple des chrétiens syriens possesseurs de l’espérance véritable et il les a fait entrer dans la Jerusalem nouvelle, l’Église du Christ et a fait d’eux les fils de la promesse d’Abraham, les co-héritiers de Jésus-Christ. St Paul dit aussi : “Les croyants du Christ Notre Seigneur sont bénis dans la bénédiction d’Abraham et sont les fils de la promesse que lui, Dieu, a promise à Abraham, père des Nations”. Ce livre saint ne dis pas “père de la nation”, il ne parle pas des Juifs seulement mais il dit “père des nations”. Vois donc toi qui questionnes combien est grande la béatitude des Chrétiens.... Et croyez et soyez convaincus qu’il n'existe pas de peuple où il y ait le ferment de la vie céleste, qui est sans retour, qui ne passe pas, qui ne se défait pas, sinon le peuple des chrétiens qui est revêtu du baptême saint. »[26]

Francesco Fontebasso,
mariage mystique de sainte Catherine, avec sainte Thérèse et l'Ange
C.P.

On a ainsi un retournement par les chrétiens de la notion de 'peuple élu', restés les 'élus' par leur adhésion au christianisme, au contraire des juifs et musulmans, parenté directe avec Dieu et non plus Abraham, parenté par adoption baptismale et eucharistique, voire par mariage mystique ou flèche angélique, qui laisse complètement de côté la filiation clanique : Enfants de cœur et non de chair, si l'on veut, avec un côté 'orphelins-en-souffrance-recueillis-par-la-Sainte-Famille' qui courent dans pas mal d'écrits mystiques chrétiens, comme cela m'avait déjà frappée et comme je l'avais écrit en d'autres lieux, dans ma critique de l'Anthologie des prières du Carmel, ordre qui comporte, dans son histoire et sa littérature, une bonne palanquée de géniaux doloristes abandonniques, il faut le souligner :

Comme pour les prières des Chartreux, le sang (de l'eucharistie et de la crucifixion) est aussi celui d'une parenté filiale et fraternelle qui a certainement attiré beaucoup d'orphelins en souffrance, telle Thérèse de l'Enfant-Jésus à qui la dévotion se reporte beaucoup sur la "Mère chérie". Privilège de la misérable humanité sur les Anges lumineux et sans tache, nous sommes enfants de Dieu et de Marie, et ainsi donc frères et soeurs du Christ :

"Ô ma Mère chérie, je n'envie plus les anges
Car leur Puissant Seigneur est mon Frère chéri !"
Marie-Madeleine de Pazzi (1566-1607)

Cette indifférence des chrétiens à la généalogie peut aller si loin qu'elle en vient même à supplanter parfois les parents humains du Christ, notamment ses frères et sœurs – dont l'existence est encore niée bêtement par le dogme catholique – et c'est ainsi que la figure de Jacques, frère de Jésus, fut supplantée par Paul. À vrai dire, cette attitude anti-famille consanguine est initiée par le Christ lui-même, qui n'a jamais paru faire grand cas des siens par la chair, comme je le rappelais dans cette même critique :
si le Christ semble repousser plusieurs fois sa mère (les Evangiles là-dessus insistent bien sur les rebuffades de Jésus envers sa famille "historique" et les conseils qu'il donne à ses disciples de s'affranchir de tout lien de parenté, et dans sa persistance à nommer Marie "femme" et non "mère", en contrepartie à l'affectueux et inouï "Abba" adressé continuellement à Dieu), c'est "pour de faux", c'est-à-dire pour que nous, tas d'idiots, comprenions qu'entre Dieu et nous, il n'y a pas de distance hormis celle que nous mettons ou souhaitons, qu'il suffit de faire un pas pour surpasser en proximité consanguine les enfants de Marie et Joseph alors que nous sommes, si nous voulons, enfants de Marie et du Père.
Un peu plus tard, sous la plume d'un autre carmélite, même charge contre la famille, mais cette fois-ci au bénéfice de Marie, intégrée, via Jean, dans la véritable famille de Jésus, c'est-à-dire ses disciples qui ne l'ont pas renié (en tout cas pas longtemps) et abandonnée par le "clan familial"qui renie prudemment tout lien avec le condamné, qui figure la pesanteur des pères, de la société immobile et de la bienséance religieuse, du qu'en dira-t-on, affligé d'avoir à supporter dans son arbre généalogique un si mauvais sujet, mort comme un brigand ; et par là-même, par son "adoption" johannique, nous voilà adoptés à notre tour ou elle adoptée, comme l'on veut :

Vous êtes libre, ô Marie : votre famille, c'est bien celle qu'avait proclamée Jésus devant vous et devant le clan familial : "Ma famille, la voici : ce sont mes disciples, ceux qui croient à ma parole." C'est votre unique famille maintenant. L'unique famille de Marie, ce sont ceux qui croient à la parole de Jésus, elle est leur Mère. Vous êtes notre Mère, ô Marie.
Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus (1894-1967)


Ali et les 11 imams des chiites duodécimains

Bref, tout cela pour dire que la question de la généalogie sanguine ne pose peut-être pas autant de problème aux chrétiens que les juifs et les musulmans pourraient le croire. D'ailleurs les musulmans non-arabes et en particulier les Persans ont bien dû avoir recours à la même posture. Ainsi les chiites, arabes ou non, sont la 'vraie' gent de la famille mohammadienne ou des 14 Immaculés ou des 12 ou 7 imams selon les courants.

Cela n'empêche pas qu'à d'autres moments, la filiation orientale des Syriaques mésopotamiens envers Abraham et, du coup, le Christ, a pu être mise en avant, quand il s'agit de disputer de la prééminence des patriarcats entre eux, et donc face à l'Occident chrétien. Ainsi le patriarche Timothée, pour légitimer la suprématie du patriarcat de Bagdad (qu'il avait lui-même transféré de Ctésiphon) sur tous les autres patriarcats, expose les raisons d'une suprématie de la Mésopotamie qui peut donc prétendre, en suivant ses arguments jusqu'au bout, l'emporter à la fois sur Jérusalem, Antioche, Constantinople et Rome. À ce moment-là, la filiation selon la chair avec le Christ est avancée via la lignée d'Abraham, dans une concurrence entre chrétiens qui aurait fait tonner et écumer Paul, à n'en pas douter :

C’est d’Orient qu’Abraham est venu et le Christ est par son ascendance un Oriental, ainsi que l’affirme le patriarche Timothée dans une lettre à Maranzekha, évêque de Ninive : « De même que la source qui sort de l’Éden pour irriguer le paradis se divise ensuite en quatre bras …, de même la source de vie et d'immortalité, le christianisme, qui a jailli de nous, Orientaux, – car c'est de nous qu'est issu le Christ selon la chair, lui qui est Dieu au-dessus de tout –, a irrigué tout le paradis du monde en irriguant les quatre trônes et sièges. Et quand nous ajoutons un à quatre, nous complétons et parachevons le nombre de cinq. Et le fait que c'est de nous qu'est issu le Christ selon la chair, nous le montrons ainsi : si le Christ est issu de David selon la chair, David était le fils d'Abraham et Abraham était l'un de nous, Orientaux et venait d'Orient. »[41]
Sur la question des images, comme l'indique l'auteur, les Nestoriens étant iconoclastes, au rebours des Syriaques occidentaux et des Melkites, il n'y avait pas de controverses avec les musulmans et les juifs sur cette question (tout au plus peut-on déplorer aujourd'hui, dans les églises chaldéennes catholiques donc revenues de leur iconoclasme, une déco saint-sulpicienne chromo absolument épouvantable, née d'une absence apparemment totale de tradition iconographique, qui en comparaison font paraître les boutiques de bondieuserie tamoules des modèles de sobriété et de bon goût).


(Çui-là, il est à Zakho. Mais ce genre d'horreurs, y en a dans toutes les églises du Kurdistan. Et en peinture et en tapisserie, c'est pire...)

En conclusion, Françoise Briquel-Chatonnet rend hommage à la ténacité intellectuelle vigoureuse de ces Syriaques qui, face aux musulmans qui les dominaient politiquement, n'ont jamais cédé à ce que l'on voit aujourd'hui dans beaucoup de dialogues inter-religieux, cette tendance à verser dans un œcuménisme mou du genoux, sirupeux et conciliant, tout le monde se passe de la pommade, personne ne dit du mal de l'autre, etc, sans se rendre compte que refuser toute controverse, tout débat, tout affrontement théologique verbal, est tout sauf un dialogue :

A travers ces textes, et ce qu’ils nous montrent des controverses entre chrétiens et juifs et surtout chrétiens et musulmans, on voit que la référence à Abraham est bien sentie comme une référence commune, un point d’ancrage à partir duquel on peut avoir des échanges, un espace de dialogue. Et de fait, il y a eu dialogue, les textes en fournissent maints exemples[46]. Mais il n’y a dans la littérature chrétienne nulle facilité, nulle complaisance pour un œcuménisme a minima. Bien que situés dans une position d’infériorité et de dépendance, les chrétiens syriaques n’ont pas cherché à gommer les différences pour démontrer à leurs nouveaux maîtres que leur religion était en fait la même que celle qui venait de surgir. Ils ont au contraire affirmé leur propre foi, ont tenté de l’expliquer et de montrer à leurs détracteurs comment ils étaient en fait, de leur propre point de vue, fidèles à la foi d’Abraham. Dans ce sens, ils ont mené avec les juifs et les musulmans un dialogue vigoureux, argumenté, exigeant et combatif, sur lequel les penseurs d’aujourd’hui auraient tout intérêt à se pencher pour nourrir leurs propres échanges et leurs propres réflexions[47].

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