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Articles

Affichage des articles du juin, 2007

Quelques scènes du bombardement de Halabja

"Le premier bombardement eut lieu à 11h45 du matin et fut si soudain que les tables préparées pour le déjeuner furent laissées telles quelles. C'est seulement un mois plus tard que les habitants purent revenir et voir la ville ruinée et ses victimes.

Des dizaines de personnes étaient restées dans leurs caves, en attendant qu'on les secoure mais aucune d'entre elles ne survécut. Ils furent retrouvés morts, comme endormis, tout le sang s'étant échappé de leurs corps desséchés comme ceux des momies.

Ce que l'on pouvait voir à l'intérieur des maisons, dans les rues et les passages était épouvantable. Des cadavres amoncelés, hommes et bétail, se mêlaient à la pierre et au bois des bâtiments et des maisons, tout cela dans l'odeur des bombes chimiques.

Une photo d'Omar Khawer, tenant un bébé dans ses bras fut prise par les journalistes devant le seuil de sa maison.

La route entre le village collectif d'Eneb et le village d'Eneb avait eu le plus grand …

Le dévoilement des choses cachées

"Tout lieu est comme une prison pour celui qui l'occupe. Il n'existe pas une seule chose qui puisse se séparer de son lieu propre ; chacune est à demeure dans son lieu, comme dans une chose dont elle ne se séparerait jamais."
"Cependant une autre participation à l'Ame est encore accordée aux animaux, participation plus éminente que les précédentes. C'est leur ardent désir de persister dans l'être (baqâ'), leur fuite devant la menace d'aéantissement (fanâ'), car il n'est aucun animal qui n'ait en propre l'effroi de sa propre mort et ne lutte pour sa propre vie. C'est pourquoi l'on ne doit jamais faire périr un animal sans qu'il y ait raison d'utilité. Comprends."
Abû Ya'qûb Sejestanî, Le Dévoilement des choses cachées. Recherches de philosophie ismaélienne

La tragédie du bombardement chimique de Halabja

"Dans la nuit du 13 mars 1988, les gens de la ville de Halabja, entendirent le bruit d'un bombardement puissant de missiles, d'artillerie et de mortiers, venant des chaînes montagneuses de Ballamiw, Shirniwî, Hewraman.

Les habitants de Halabja avaient pris l'habitude de ces bruits depuis le début de la guerre Iran-Irak. Mais le son et l'écho de ces bombardements avaient quelque chose de différent... C'était comme une pluie de feu... L'horizon des montagnes étincelait... Le bruit de l'artillerie et des missiles se faisant entendre sans interruption... Les gens montèrent sur le toit de leur maisons et sur les places élevées pour savoir ce qui se passait, et la plupart ignoraient qu'il s'agissait de l'attaque des forces iraniennes et du Kurdistan pour libérer Halabja.

Quand le jour se leva, les bruits des bombardements se rapprochèrent, de sorte que les habitants pouvaient voir à présent le feu et la fumée des missiles et de l'artillerie, su…

Exposition : Furusiyya

Ouverture depuis hier et jusqu'au 21 octobre d'une exposition à l'Institut du monde arabe intitulée : Furusiyya-Chevaliers en Pays d'islam, avec des objets de la Furusiyya Art Foundation.

"Une telle exposition, outre qu’elle permet au public de découvrir un domaine encore peu connu, consiste à lui faire prendre conscience de la place occupée par les armes, les armures et l’équipage du chevalier dans la production générale des arts de l’islam. Plutôt que mettre en place une présentation par typologie d’armes et d’équipements, le parcours de l’exposition se trouve, bien plutôt, lié à des ensembles thématiques qui sont abordés successivement : formes et techniques de façonnage, les atours du chevalier (du combat à la parade), le recours à la protection divine, l’archerie (comme discipline d’adresse), le harnachement et les techniques de monte, les poignards comme joyaux masculins… Ménageant des ambiances particulières pour chaque ensemble, un soin tout spécial est app…

La vie à Halabja avant l'Automne noir

"En raison de son site, de la beauté de la nature, de sa proximité avec le lac Derbendikhan, de la chaîne des monts Ballamir, Megrro, Shirniwi, Hewraman, Sorîn, de la grande plaine de Shahrazûr, Halabja peut être considérée comme une jolie presque île. Quant à son mode de vie, dans la plaine de Halabja avant cette période tragique, on cultivait le blé, l'orge et toutes sortes de céréales, le coton, le tabac et toutes sortes de fruits, dont les fameuses grenades de Halabja. Avant 1963, Baxî Mîr, le Jardin du Prince, s'étendait de Halabja jusqu'à Sheikh Kanî, la Source du Sheikh, et l'on y cultivait des raisins, des pommes, des prunes, des grenades et d'autres fruits. Dans le passé, les chanteurs avaient coutume de chanter les récoltes de pommes venues de Halabja.

En ce qui concerne la topographie de Halabja, on trouve toutes sortes de paysages, de hauts et bas pays... Des montagnes, des vallées, des plaines fertiles, des champs, des vergers, des sources, des ri…

Histoire des mouvements politiques de Halabja

"A partir de 1889 la ville de Halabja devint un lieu de luttes et de conflits. Les Ottomans essayèrent de rallier les chefs de la tribu Jaf. Les Britanniques, de leur côté, commençaient de collecter et d'étudier des informations sur le Kurdistan. Le major Soane, un officier britannique qui avait pris un temps l'identité d'un domestique du nom Mirza Ghulam Hussain Shirazî au palais du Pacha de Halabja, devint par la suite administrateur de la ville quand la Grande-Bretagne occupa le Kurdistan après la Première Guerre mondiale. Halabja devint un centre d'acitivités politiques et culturels aussi bien que de révoltes. Dans le passé, les gens avaient l'habitude de dire : "Halabja dans la province de Silêmanî et Koya dans la province d'Erbil avaient toujours été les centres des décisions politiques, de prise de conscience et d'activités culturelles.

Une politique de mise en place d'une autorité et de prise de conscience politique peut être clairement…

Galerie photo : Mossoul

Histoire de l'administration de Halabja

"En général les sources historiques qui parlent de la tribu Jaf nous disent que Mohemmed Pacha, le chef de la tribu Jaf, fut le premier administrateur (fermandar en kurde, qa'imqam en arabe) de la ville de Halabja, mais sans mentionner la date de son exercice. Mais selon des documents historiques, en 1889, Halabja devint le centre du district qui portait son nom (Elebje qezasi), par un décret ottoman et Wesman Pacha Mohemmed Pacha Jaf fut nommé son administrateur. Il mourut en 1909 et sa femme Adila Khanim prit sa place. Elle était connue sous le nom de "Khanim Wesman Pacha". Entre 1919 et 1923 un officier britannique administra Halabja. En 1923 Tayer Begi Wesman Jaf, le poète, fut nommé administrateur.

En 1924, Ahmed Mukhtar, le célèbre poète, lui succéda. Puis il fut élu député au Parlement et la même année, Hamid Begi Jaf prit son poste à la tête de l'administration de Halabja jusqu'en 1932. A partir de cette année-là, voici la liste des administrateurs su…

Cette semaine, coup de projo sur : Mezher Xaliqî

Mezher Xaliqî est né en 1939 à Sine, dans le Kurdistan iranien, une ville qui est un vivier de fameux chanteurs. Il a débuté à la radio de Sine à l'âge de 11 ans, en y lisant des histoires. C'est un des plus grands chanteurs kurdes actuels. Il a édité un CD, Karwanî-Khoshawistî et est l'auteur d'un livre, Karvani-mihr, qui est un recueil de chants folkloriques kurdes et de pièces classiques. Il vit à Londres.




Sinon, à signaler, une rareté redécouverte dans les archives de la radio suédoise par Nasir Sîna (de Zayele Radio) ; "Demkol", enregistrée à Téhéran il y a 50 ans par un chanteur de Kermaşan, Elî Elborzî (surnommé Tutî, la perruche), du temps où il disposait de 15 minutes de radio en direct, mais à cette époque aucun enregistrement n'était gardé et archivé et Elî Elborzî lui-même ne possédait aucun enregistrement de ses chansons : Zayele Radio : Tutî chante Demkol.

Kirkouk : Interview de Fuad Hussein

Interview de Fuad Hussein, directeur du Bureau présidentiel pour le Gouvernement de la Région du Kurdistan sur la question de Kirkouk. Interview un peu poussive, qui en apprend peu pour qui suit bien le sujet, mais qui est un bon résumé de l'état des choses à ce jour. En italique, mes propres commentaires.

A la fin, un résumé de la loi nouvellement sortie sur le partage des ressources.


RFE/RL: Le Président de la Région du Kurdistan, Massoud Barzani, a été cité dans les médias cette semaine comme ayant déclaré qu'il se pouvait que les Kurdes acceptent un délai dans l'application de l'Article 140.

Fuad Hussein : Non, il n'a pas dit cela. En fait, les média ont mal interprété ce qu'il a dit. Le président Barzani a dit : "Nous ne reporterons jamais; nous n'accepterons jamais aucun report dans l'application de l'Article 140." Il a dit qu'il n'accepterait aucun changement dans cet article et nous n'accepterons aucun retard.

Il a dit que …

Quelques faits sur le passé de Halabja

"Dès la fondation de Halabja, il y eut une architecture civile. Ainsi le palais de Wesman Pacha, à deux étages, quatre tours de guet, décrit comme une merveille à son époque, avec des fenêtres en marbre, des portes avec des miroirs et des décors de verre coloré. Il avait un point de vue sur les quatre points cardinaux de la ville. (1), des chambres d'invités, et des halls comprenant quarante grandes pièces. Il yavait aussi des jardins avec fleurs, pelouses, fontaines et des entrepôts tout autour.

Une autre caractéristique de la ville était son grand nombre de moulins à eau, dont nous connaissons certains noms : Ashî spî, Ashî Kerim Zirûnî, Ashî Mizgewtî Djami'é, Ashî Mehmûdî Yar Weys, Ashî Sheikh Isma'îl et d'autres encore. (2)

Halabja avait deux grands marchés "césarien" : le marché Pacha et le marché Hamid Beg, bâtis en 1932. Des examples de tels amrchés existent dans plusieurs villes d'Iran aujourd'hui.

Le Vieux Seray (centre du pouvoir) consista…

Entre le PKK et les Turcs les villageois de Zakho sont mal partis

Alors que les villageois kurdes frontaliers de Zakho vivent sous la menace d'une invasion turque, le PKK, extrêmement reconnaissant aux Kurdes d'Irak de les abriter, montre encore une fois sa solidarité et son esprit de fraternité envers les autres Kurdes, en chassant les habitants des villages, histoire de s'y installer et de les piller un peu au passage, tant qu'à faire...

Ainsi, selon des ONG locales, les Kurdes du district de Duhok auraient autant à craindre du PKK que des Turcs, ce qui a d'ailleurs été le cas durant toutes les années 90s et au-delà :

"Les bombardements ont forcé des centaines de gens à abandonner leurs maisons pour chercher abri en de slieux plus sûrs. Des maisons ont été pillées par les combattants kurdes, selon des témoignages de la région," a déclaré Rastgo Muhammad Barsaz, porte-parole de l'ONG Campagne au Kurdistan pour aider les victimes de guerre.

"Le village de Dashati Takhe, sur al frontière près de Zakho, est l'un…

Le site de Halabja

"La ville de Halabja est située au nord-est du Kurdistan du sud (la partie du Kurdistan annexée par l'Irak) sur la longitude 46 et entre la 35°-36° latitude, à 80 km au sud-est de la ville de Silêmanî.

D'un point de vue topographique, elle est située au sud-est de la plaine de Shahrazûr, à 16 kilomètres de la frontière iranienne. A l'est s'élève le mont Shinirwî, au nord le mont Hewraman, au sud la chaîne des monts Ballambo et au nord-ouest le lac Derbendixan qui forme un demi-cercle autour d'elle. Ainsi, Halabja apparaît comme une presque île."

Mémoires de Halabja, Bekir Heme Sidîq Arif.

L'Origine du nom "Halabja"

"Concernant l'origine du nom de Halabja, il existe plusieurs versions :

Selon certains il viendrait du mot persan "edjeb dja". Pour d'autres, du mot kurde "helozhe" (prune) fruit pour lequel Halabja est réputée depuis longtemps. On dit aussi que le nom vient du mot "elebdje"faisant référence au nom d'Elb Erselan ! (Alp Arslan le conquérant seldjoukide, ndt). Alors que d'aucuns disent aussi que le nom vient de Heleb (Alep), la ville syrienne, car des habitants de Halabja, qui étaient commerçants, comparaient leur ville à Alep et en raison de cela, l'appelaient la "Petite Alep". Jemal Baban, l'auteur de " L'Origine des villes irakiennes et des noms de lieux" le fait dériver de Elebja."

Mémoires de Halabja, Bekir Heme Sidîq Arif.

Histoire de Halabja

"Les sources historiques indiquent que Halabja fut construite entre 1850 et 1860. Ces sources mentionnent la tribu Jaf comme fondatrice de la ville. La tribu Jaf était une importante force militaire dans ce district, qui pouvait rassembler 4000 combattants à l'époque." (1)

Avant l'existence de la tribu Jaf, il n'y a aucun document historique indiquant que Halabja était une ville. Mais c'était un district calme et un lieu de chasse pour sa population. Parmi les étrangers qui visitèrent ce district au 17ème siècle, figure Me'mûn Beg (2).

Parmi les gens âgés de Halabja, certains disent qu'elle a été construite par les seigneurs de Shiwekell, qui furent par la suite connus sous le nom des "Treize Familles". A l'origine de la dynastie il y eut Heme Shawesh et ses trois fils : Pirot, Sliman et Abdullah, dont sont issues les treize familles.

En analysant différentes sources, il apparaît que Muhammad Pacha, le chef de la tribu des Jaf, après son re…

Mémoire de Halabja

Du Mémorial de Halabja ramené une brochure très intéressante, passionnante même, éditée par le ministère de la Culture d'alors, racontant l'histoire de la ville, jusqu'au jour funeste du 16 amrs 1988. L'auteur en est Beqir Heme Sidiq Arif, elle a été traduite en anglais par Fuad Tahir Sadiq, et éditée en 2004, avant les émeutes de l'an dernier, donc. Je m'en vais donc la traduire ici, partie par partie.


Mémoire de Halabja

Dédié aux martyrs de Halabja
à tous les martyrs du Kurdistan et à ceux de l'Humanité entière,
aux victimes des régimes fascistes et chauvins


Préface de Fetah Zakhoyî,
ministre de la Culture


"Halabja est une vieille ville du Kurdistan, martyrisée par le régime du Baath le 16 mars 1988, et qui est devenue le symbole d'un pays, et l'identité d'une nation... C'est aussi devenue l'incarnation de la cause légitime du peuple kurde persécuté. Pour cela je ne peux que m'incliner avec tous mes respects et toutes mes condoléanc…

Parution : Surma l'Assyro-Chaldéenne

SURMA L'ASSYRO-CHALDÉENNE (1883-1975)
Dans la tourmente de Mésopotamie
Par Claire Weibel Yacoub
éd. L'Harmattan

Surma, fille de l'Assyrie ancienne, chantre de l'Église d'Orient nestorienne, mena une vie tissée des fils du tragique. De même que les Arméniens, les Assyro-Chaldéens subirent les assauts des troupes kurdes et turques et furent victimes du génocide de 1915. Puis ce fut l'exode vers la Perse puis l'Irak. Troublant le jeu des autorités britanniques et irakiennes, Suma fut exilée à Chypre. Son errance la mena jusqu'en Grande-Bretagne et finalement aux États-Unis.

Claire Weibel Yacoub présentera et signera son livre le samedi 23 juin, à 16h00, à l'Institut kurde de Paris, 106 rue Lafayette, Paris 10°, M° Poissonnière. Entrée libre.

Chronique saisonnière

J'aime bien le moment des bourses, parce que je commence à recevoir des appels de tout l'Iran. Les Kurdes d'Iran sont de grands téléphoneurs, ailleurs beaucoup moins,, un peu en Syrie et d'Irak, en Turquie c'est rarissime, allez savoir pourquoi. Comme c'est moi qui prépare les dossiers, c'est en général à moi qu'on les passe, même si je ne suis pas censée parler soranî. (D'ailleurs, dans la maison, on me passe souvent les appels en soranî ou en anglais, quel que soit le sujet...). Et me voilà lancée dans des explications administratives en soranî avec des gens de Saqez (c'était très dur avec les gens de Saqez, jusqu'à ce que je comprenne qu'avec eux il fallait tout répéter trois fois de suite, sans ça, ça compte pas), de Sine, de Kermanshan, de Téhéran, d'Urmiya, de Mehabad (ces deux dernières villes étant bien plus faciles pour moi puisque que kurmandjophones). En général, au bout de plusieurs appels d'un étudiant venu se rens…

Coup de projo sur : Sheikh Habboush d'Alep

Dans la série "chez les voisins", ce magnifique double CD d'Al-Kindi et des Qaderi d'Alep (conférie qui rassemble beaucoup de Kurdes en cette ville d'ailleurs), avec la prestation du Sheikh Habboush. Une de mes musiques fétiches et il ne se passe pas de semaine sans que j'en écoute au moins un morceau (histoire de passer pour une allumée intégriste en fredonnant "Allah.. Allah... Allah Allah Allah" dans le train ou dans la rue avec l'ipod aux oreilles).

TV, Radio : génocide arménien, Arménie, Vodka Lemon, Namûs, Malek Jân Ne'matî, musique arménienne,

TV

Mercredi 20 juin, sur ARTE : Les mercredi de l'Histoire

- 20h40 : Le Génocide arménien. De Laurence Jourdan, 2005, 55 mn.
- 22h20 : Le dessous des Cartes. Arménie : Une saison française en 2007.

Et on se demande ce que ça a à voir avec le génocide mais bon...

- 22h30 : Vodka Lemon. Hiner Saleem, 2003.
- 1h00 : L'Honneur, film de Hamo Bek-Nazarov (Namûs, URSS, 1925).


Radio

Samedi 16 juin à 12h00 sur France Culture : Questions d'éthique. Ethique et spiritualité, portrait d'une femme iranienne : Malek Jân Ne'matî. Avec Leïla Anvar (INALCO). M. Canto-Sperber.

Jeudi 21 juin à 15h02 sur France Musique : Prima la Musica. Duduk et kemençe, musique d'Arménie. Concert du 10 février 2007 au Théâtre des Abbesses. Avec Levon Minassian, duduk ; Roselyne Minassian, Hamlet Gevorgian, chant ; Armen Ghazarian, duduk (2° voix) ; Gaguik Mouradian, duduk (bourdon).

Journée d'Etudes : Dimensions conflictuelles du patrimoine

Non, pas des montagnes kurdes pour une fois mais les Alpes de Haute-Provence.... pour des Journées d'études organisées par l'Association Générale des Conservateurs des Collections Publiques de France, section PACA.



DIMENSIONS CONFLICTUELLES DU PATRIMOINE
12 et 13 juin 2007


12 juin 2007

17h Accueil des participants et intervenants

18h30 :

- Autour de l'exposition "patrimoine industriel entre terre et mer, pour un réseau européen d'écomusées", avec Odile Jacquemin directrice de Maltae et prosper Wanner, cogérant de la Scoop Place : Les enjeux économiques et transfrontaliers dans le patrimoine euroméditerranéen.

- Autour de l'exemple de Peyresc : Histoire locale et construction identitaire avec Jean Dhombres, directeur de recherche au CNRS et Jean-Baptise Pisano, maître de conférences en histoire de l'art, université de Nice.

20h30 : Dîner et causerie-débat.


13 juin 2007

8h30 : Introduction.

9h00 : Les usages du patrimoine dans l'espace euroméditerranéen. Nabi…

Elasticnagar

"Elasticnagar était impopulaire, et le colonel le savait, mais l'impopularité était illégale. La position officielle était la suivante : la présence militaire indienne au Cachemire avait le soutien total de la population, et prétendre autre chose, c'était enfreindre la loi. Enfreindre la loi, c'était devenir un criminel, or les criminels ne pouvaient être tolérés et il était légitime de les terrasser à coups de lois, de chaussures fréées et de cannes lathi. L'expression permettant de comprendre cette position était celle de partie intégrante, et les concepts qui y étaient associés. Elasticnagar faisait partie intégrale de l'effort indien et l'effort indien consistait à préserver l'intégrité de la nation. L'intégrité de la nation était une qualité qu'il convenait d'honorer, et attaquer l'intégrité de la nation c'était attaquer son honneur, ce qu'on ne pouvait tolérer. Par conséquent il convenait d'honorer Elasticnagar. Toutes…

Coup de projo sur : Beyto Can

Je n'ai pas de renseignements sur lui, mais comme il la voix d'un dersimi et qu'il chante comme un dersimi (mais en kurmancî) je suppose qu'il est du coin. Ses chansons sont dans le répertoire ashiq (fou d'amour) donc pas gaies, tout le charme d'Ovacik sous la pluie en avril, avec un ciel écossais, des bufflons et des chiens trempés, avec le même regard neurasthénique. En tout cas je trouve à sa voix un grand charme et de la personnalité.

Radio, festival : Rûmî, Turquie, ensemble Garyan, Les Orientales

Radio

Samedi 9 juin à 13h30 sur France Culture : Tout un monde - Rumî, la voie lumineuse. Avec Nahal Tajadod, auteure de Rumî le brûlé (Lattès) et Sur les pas de Rumî (Albin Michel) ; Thierry Zarcone, co-auteur des Derviches tourneurs, histoire et pratique (Cerf) ; Kudsi Erguner, joueur de ney. Reportage avec le groupe de danse "Contemporary lovers of Mevlana". M.H. Fraissié.

Dimanche 10 juin à 21h45, sur France Culture : La Turquie et la république. Gilles Doronsoro, auteur de La Turquie conteste. Mobilisation sociale et régime sécuritaire, CNRS. G. Fraisse.

Vendredi 15 juin à 15h02 sur France Musique : Prima la Musica- Ensemble Garyan. Concert au théâtre de la Ville du 17 mars dernier. Musique du Kurdistan d'Irak fédéral. Avec Mahmud Faraj, Jamal Sulayman, chant ; Karwan Mahmud Ibrahim Najm ad-Dîn, balaban ; Karzan Mahmud, târ ; Khalil Abdullah, 'ûd ; Twana Khurshed, kemençe.

Festival

Les Orientales à Saint Florent-le-Vieil, du 22 juin au 1er juillet.
Rens. : 250 bd …

Kitâb-e 'Abhar al-'ashiqîn

Rûzbehân de Chiraz : pour le moment, un des gnostiques que j'aime le moins. Son côté pleurnichard exhibitionniste peut-être, mais surtout cette touche insincère dans sa volonté moralisatrice, au sens il se ment à lui-même ou, en tout cas, n'est peut-être pas à 100% honnête dans les méandres verbeux de son traité, qui vise simplement, au fond, à démontrer que lui n'est pas en faute quand il tombe amoureux d'une cantatrice, parce que lui, c'est de la bonne façon (c'est-à-dire rien de charnel), alors que les autres ne sont que des débauchés uniquement préoccupés des corps. On connaît la chanson, mais en quoi les désirs charnels des "libertins" ont-ils une jouissance moins "pure" que celle provoquée par la vision de la forme ? D'autant qu'il avoue tout bonnement que l'Amour ne peut durer que tant que dure la Beauté, et que si Beauté s'en va, Amour se fait la malle aussi, à la recherche d'autres idoles juvéniles et agréables à…

Cette semaine, coup de projo sur : Ahmad Shamal

Ahmad Shamal est né en 1923 à Silêmanî, dans une famille pauvre et de basse condition sociale. Il étudia d'abord dans une école coranique mais dut interrompre ses études pour travailler en raison des faibles revenus de sa famille. Il vécut une vie errante, de ville en ville. Il commença à exercer son art en 1953, à 30 ans, et connut progressivement le succès. Il chanta avec de grands noms de la chanson kurde, comme Mihemmed Mamli, Ali Merdan et Hassan Zirek avec qui il se lia d'une profonde amitié. Il est considéré comme un grand chanteur et un grand patriote kurde. Il est mort prématurément en 1997, ne s'étant jamais remis des privations physiques qu'il avait eu à subir dans la première partie de sa vie. Sa voix est très belle, déchirée, comme il convient à un mélancolique dengbêj qui se respecte, et son rythme et ses modulations parfaitement maîtrisés.

L'Enfant majuscule

La Genèse
"On refoule l'Enfant comme on respire."
"L'Enfant majuscule ou l'origine de la Genèse", in L'Ecorce et le noyau, Maria Torok.

"Comme les Kurdes stupides"

Après les Kurdes "fous furieux" de Ghazalî, en lisant le Jasmin des Fidèles d'Amour de Ruzbehan de Shîraz (1128-1209) on a droit à un autre qualificatif peu flatteur, le Kurde comme figure par excellence de la stupidité :

"Une fois que l'adepte s'est mis à la recherche de l'aimée, navré jusqu'au fond de son âme consciente de ne pas atteindre à l'objet de son désir après s'être engagé sur la monture de la quête, il cherche le repos dans le giron des créatures. Il ne comprenait pas encore que cet événement se passe à l'extérieur de l'argile humaine, sans qu'il y ait quelque chose comme une pénétration matérielle des Attributs divins à l'intérieur des frontières du créaturel, ni quelque chose comme leur émanation à l'extérieur de celles-ci. S'il l'avait compris, il aurait cherché hors du lieu créaturel ce qui n'est pas contenu (ou retenu) dans le lieu créaturel, et avec la rosée des larmes de la tristesse d'amo…

Shêx Meshuq Xiznewî

http://khaznawi.com/23/kurd.htm

Pour le second anniversaire de son assassinat, on peut trouver quelques clips commémoratifs sur la toile. Celui-ci, passé la bande son un peu grandiloquente (Excalibur), a l'avantage de montrer un discours du Shêx, malheureusement en arabe, donc seuls les arabophones comprendront, les veinards. Pour le reste, on peut voir qu'il avait une certaine verve et du coffre en public, le Sheikh. Les autres qui suivent, en kurde, ont des accents politiques et nationaux qui rappellent le temps des grands Sheikhs historiques et révolutionnaires du Kurdistan, (la galerie de portraits historiques à la fin le placent dans cette lignée).