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Articles

Affichage des articles du juin, 2005

Le SIDA ? ça vient pas d'chez nous !

Ou comment être aussi con que la plupart des gouvernements de la planète, à qui il a fallu une véritable épidémie pour reconnaître que... ahem... oui chez eux aussi... Ainsi selon le journal kurde Hawlatî, 61 cas d'infection par le virus HIV ont été établis à Silêmanî. Le journal tirerait ce chiffre de source policière, de hauts responsables du département ayant fait un rapport en ce sens.

Quoi de plus normal puisqu'il s'agit d'une épidémie planétaire ? On peut même trouver que 61, finalement, c'est peu. Ce serait intéressant de chercher les cas dans TOUT le Kurdistan. Eh bien le ministre de la Santé a bien sûr nié tout en bloc, en disant qu'il n'y avait AUCUN cas de SIDA au Kurdistan. Absolument aucun. Dès qu'un virus est en passe de franchir la frontière, il se barre en courant.

Mais selon ce rapport, les forces de l'ordre veulent maintenant arrêter les prostituées de la ville qui viendraient du sud de l'Irak et des pays voisins. Le ministre d…

"Je préfère les cordes de l'invisible."

Sortie du film en septembre, les textes et les images du livret (dont l'interview est extraite) seront je suppose bientôt disponibles sur memento.film

ENTRETIEN


Quelle est la genèse du film ?
Quand Saddam Hussein est tombé, j'étais en Arménie, sur le tournage de Vodka Lemon. Et je n'avais qu'une envie : être là-bas, avec eux. Aussitôt rentré en France, j'ai décidé de partir pour l'Irak et de retourner au Kurdistan. J'en ai parlé autour de moi. Tout le monde trouvait le projet très séduisant. Alors j'y suis allé, sans attendre d'avoir rassemblé le financement. Je suis parti sans savoir si j'y passerai deux ou huit semaines. J'y suis resté quatre mois.

D'où est née l'histoire de cet homme qui part au front ?
A l'origine, c'est l'histoire de mon frère qui a déserté l'armée irakienne. Je suis donc parti de l'idée de ce soldat malgré lui et j'ai développé le scénario au fur et à mesure du tournage.

Quels ont été vos sent…

Expulsion, et alors ?

RSF s'indigne de ce que les autorités irakiennes aient décidé d'expulser la prochaine journaliste otage française ex-future labellisée "tant qu'elle est otage nous le sommes aussi, n'oubliez pas".

Mais après tout, c'est parfaitement logique si la France n'arrête pas de monnayer ses otages contre on se sait quel contrat, rançon, échange... On ne voit pas pourquoi l'Irak permettrait que la France continue de financer les Baathistes et allumés islamistes de tout poil, qui font absolument tout pour que l'Irak devienne un enfer, ce que ne manqueront pas alors de déplorer "au nom du peuple irakien" les mêmes qui s'indignent de cette expulsion.




'Stupidity, however, is not necessarily a inherent trait.' Albert Rosenfield.

Soirée électorale

Hier, cérémonie à l'Institut kurde pour fêter l'élection de Massoud Barzani à la présidence du Kurdistan. Ce n'était pas tellement Barzani en lui-même qui était fêté d'ailleurs, mais le fait d'avoir un président kurde d'un Etat kurde pour la deuxième fois dans l'Histoire, et avec de meilleures chances de durer que Qazi Mohammad en 1946. Comme Kendal l'a souligné dans son discours, nous avons, maintenant, un Etat, autonome, fédéral, tout ce qu'on veut, on s'en fout, cet Etat est, et aura une reconnaissance politique, légale, internationale. un drapeau, un parlement, un président, une langue qui pour une fois est officielle, pour une fois est la première langue d'un pays, et non plus clandestine ou tolérée. Cet Etat qui est aussi l'Etat de tous les Kurdes, d'Iran, de Syrie, de Turquie, le seul endroit du Kurdistan où être Kurde n'est pas une faute.

Après ça, Kendal a souhaité que la liberté vienne aussi aussi pour les Kurdes d'I…

Florencéhussein sont libres

Mais surtout pas contre rançon ni une quelconque tractation, hein... C'est juste les courses de rollers avec leurs tee-shirts et leurs photos des otages qui ont trop impressionné les mujahids... La France ne paie jamais, n'échange jamais rien vous pensez... Tout ça c'est bon pour les Italo-Roumains, mais nous sommes au dessus de ça... Ils ont certainement si peu payé qu'il y a des chances que ça recommence dans deux semaines avec d'autres, mais bon, comme me l'a soufflé une Parisienne, ça va changer la déco de l'Hôtel de Ville, on aura des nouvelles têtes.

Le weblogger Mojtaba Saminejad condamné à deux ans de prison

Communiqué de Reporter sans Frontières




Mojtaba Saminejad, un weblogger de 25 ans arrêté le 12 février 2005, a été condamné à deux ans de prison par le tribunal révolutionnaire de Téhéran pour "insulte envers le Guide suprême". Il sera également jugé prochainement pour un autre chef d'accusation, "insulte envers les prophètes", passible de la peine capitale. Reporters sans frontières est profondément inquiète du sort du jeune internaute et demande une nouvelle fois à la communauté des bloggers de se mobiliser. "Tous les messages de solidarité dans la blogsphere sont les bienvenus. Nous savons que ces messages parviennent aux prisonniers et permettent de faire pression sur les autorités iraniennes, en particulier en cette période d'élection présidentielle. Il faut absolument faire parler de Mojtaba", a déclaré l'organisation. L'avocat du weblogger, Mohammad Saifzadeh, a confirmé la sentence. Il a précisé que, lors de l'audience devant le …

Drang nach Westen

Ecoutant l'intervention d'Yves Ternon sur le génocide arménien, un propos me frappe soudain, comme une actualisation : le génocide a ruiné l'Est, et c'est vrai que les descriptions de Balsan de la région de Van, en 1938-39, sont celles d'une zone fantome, de villes mortes, un monde de ruines...

La république turque fera la même chose au Dersim et aujourd'hui dans son "sud-est". La ruine économique, par la désertification et la déportation. Il ne s'agit pas d'y implanter des "colonies" comme en Israël, quand on en a chassé les Palestiniens. Les Turcs n'aiment pas l'Est. Il n'y vont jamais. Ils ne comprennent pas qu'on y aille, en touristes. Alors l'Arménie fut repeuplée par d'autres "sous-hommes", les Kurdes, et à présent avec quoi va-t-on repeupler les campagnes kurdes ? Ils ont un peu essayé avec les Turkmènes ex-Soviétiques. Mais eux n'y vont jamais. Ils n'aiment pas l'Est, c'est leu…

"La technologie moderne menace l'identité arabe"

Dixit le président syrien Bachar al Assad lors de son discours d'ouverture du Congrès du Baas, lundi, dans une grande profession de foi pan-arabiste, très "vieille barbe du parti."

Bachar al Assad en veut peut-être aux "technologies modernes" tel Internet, de permettre de diffuser quasi instantanément témoignages, photos, vidéos de certains rassemblements festifs offerts par le régime, tel la répression du Newroz en 2004 ou celle des manifestations kurdes de dimanche dernier... C'est vrai quoi, il fut un temps où l'ou pouvait bombarder et fusiller tranquillou des milliers d'opposants, comme à Hama en 1982, mais la dictature de papa, c'était le bon temps, aujourd'hui tout le monde vous regarde. En tous cas, pour le fondateur de la Syrian Computer Society, celui qui dès son avènement a encouragé le développement du réseau Internet dans son pays, c'est une sérieuse marche arrière : la révolution de l'Internet revolution est à présent qua…

La "galaxie nasséro-bassiste"

"La différence principale entre le régime nassérien et les régimes bassistes tient peut-être, pour l'opinion étrangère, au fait que les rapports d'Amnesty International n'existaient pas encore en 1954 et 1965-1966."Olivier Carré, Le Nationalisme arabe, chap. IV, Le nassérisme.

Radio : génocide arménien,

A l'occasion de l'inauguration prochaine du premier Centre européen du patrimoine arménien (Valance), Les Chemin de la Connaissance, à 11h 30, sur France Culture, par Jacques Munier, est consacré au génocide des Arméniens.

Lundi 6 juin : Géopolitique du massacre. Avec Claire Mouradian (CNRS).

Mardi 7 juin : Chronique d'un génocide planifié. Avec Yves Ternon, auteur de 1915, le génocide des Arméniens (éd. Complexe).

Mercredi 8 juin : Témoins et rescapés. Avec Joseph Alichoran, qui présente Les Chrétiens aux bêtes, du Père Jacques Rhétoré (éd. du Cerf).

Jeudi 9 juin : Le Déni turc. Avec Hamit Bozarslan (EHESS), auteur d'une Histoire de la Turquie contemporaine (La Découverte).

Vendredi 10 juin : Catastrophe dans la culture. Avec Krikor Beledian (INALCO), auteur de Cinquante ans de littérature arménienne en France (CNRS Editions).