Articles

Affichage des articles du mars, 2001

Elazig

Halte de trois-quarts d'heure, avant de prendre la correspondance du minibus pour le Dersim. Et comme dit le type qui dégringole les 21 étages, "jusque là ça va, jusque là ça va..."

Malatya

La mosquée était fermée, hélas ! Dommage, car de l'extérieur, elle semble intéressante. Nous avons fait toute une promenade dans la vieille ville, très villageoise.

Hier, prises en otage, plus de bus avant le lendemain dans un petit bled désert vers sept heures. Encore dîné dans une de ces infâmes kebab chechtkhane. Lever tôt, on commence à être crevées.

Divrigi

Ah, un de ces bouts du monde comme je les aime ! Une petite ville de montagne, une simple bourgade en fait, mais avec les restes d'une ancienne belle ville : murailles, tombeaux, et une splendide, somptueuse mosquée-maristan, que nous visitons tout à l'heure.

Hier, journée mouvementée. Départ d'Erzincan à 4 heures, pour Dersim. Nous ne sommes pas allées très loin. Au premier contrôle, stop, on nous fait descendre du car et on nous explique que la zone est militaire, etc. Des petits militaires, morts de rire, et un commandant d'abord hostile, qui avait du mal à garder son sérieux. Ils m'ont passé au téléphone un interprète complètement paniqué, qui me suppliait.

"Understand, it's for your safety." Le fou rire, surtout quand je lui expliquais gentiment que revenir sur Erzincan, c'était bien, mais que nous n'avions plus de bus, ni de voiture, "Should we walk ?" Pendant que Roxane faisait mine de se jeter dans l'Euphrate et de revenir …

Erzincan

Du balcon de l'hôtel, les montagnes brunes avec leur calotte de neige au sommet. Il fait doux et le ciel a le même gris fumé et voilé qu'à Elazig (ou Paris). Pas bon pour les photos, ça.

Sivas

Le temps doux à présent. Ciel couvert, un peu étouffant. Nous partons à 6 heures pour Erzincan, et donc, nous arriverons de nuit. Ensuite, demain, nous devrons passer. Le seul Internet Café de la ville était complet. Impossible de savoir si j'ai des mails.

Sivas

Fait un tour dans la vieille ville (bof) d'Ankara. Déjeuner dans un salon, puis nous sommes retournées à la gare routière.
Pris enfin le car pour Sivas. Long voyage de nuit. 8 Kurdes dans le car. Les chauffeurs et stewards sidérés, les passagers aussi, que nous allions là-bas. Nous nous sommes faites inondées de thé et de café, et d'eau de Cologne. Pour nous seules, bien sûr. Les autres passagers pouvaient se brosser. Ils parlaient parfois le kurde entre eux. Déjà que venir de France ici leur semblait incroyable, si je m'étais adressée à eux en kurde ! Pour finir, nous débarquons avec détachement en bordure de ville, à 11 heures du soir, sans taxi en vue (nous découvrirons le lendemain que nous étions en face d'une énorme station de taxi et de l'otogar, mais dans le noir...). En face, un hôtel. J'y entre. Le type sidéré, un Turc. Je lui demande le prix d'une double en turc. Médusé, il ne pense pas à me faire le prix touriste.

Cela dit, nuit glacée et humide.…

Ankara

Anakara est une ville décidément épouvantable. Moche, terne, grise. Rien à y faire. Le pire est que nous nous sommes faites avoir comme des bleues en suivant à l'a gare routière le premier rabatteur venu qui nous a emmené à sa propre compagnie, qui n'avait un bus qu'à quatre heures. Alors que nous aurions dû faire le tour de toutes les compagnies !

Vol Paris-Istanbul

Parties à 13 heures. Un peu tendue dans l'avions, puis cela s'est dissipé, plus avec le vin rouge que le xanax à mon avis.